shrek 4, il était une fin

Shrek 4
réal. mike mitchell, int. mike myers, eddie murphy, cameron diaz, antonio banderas, john cleese, julie andrews. 2010, 930. 2,5 pouces

le synopsis
shrek s'ennuie. il a tout réussi dans sa vie, terrassé un dragon, sauvé une princesse, rencontré l'amour, et il est aimé de tous. et c'est bien là que la bât blesse. il veut retrouver sa vie d'avant, semer la terreur ou péter dans son bain de boue si ça lui chante… il signe donc un…

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robin hood

Robin des bois
réal. ridley scott, scénario brian helgeland, int. russell crowe, cate blanchett, william hurt, max von sydow, mark addy, kevin durand, danny huston, mark strong, matthew macfadyen. 2010, 140'. 3 pouces

le synopsis
modeste archer au service de la couronne d'angleterre, robin longstride (crowe) revient au pays après 10 années passées aux côtés du roi richard Ier, dit coeur de lion, qu'il voit mourir en normandie, alors que ce dernier revient de sa troisième croisade pour défendre son royaume contre la france. le hasard veut que…

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iron man 2

Iron man 2
réal. jon favreau, scénario justin theroux, d'après les personnages créés par don heck, jack kirby et larry lieber, d'après l'oeuvre de stan lee, int. robert downey jr., gwyneth paltrow, scarlett johansson, don cheadle, sam rockwell, mickey rourke, samuel l. jackson, jon favreau, john slattery. 2010, 117'. 3 pouces

le synopsis
le monde entier sait à présent que tony stark (downey jr.) et iron man ne font qu'un. le gouvernement fait pression sur le milliardaire pour qu'il partage sa technologie avec l'armée mais stark refuse, craignant qu'elle ne tombe en de mauvaises mains. aidé…

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alice au pays des merveilles

Alice
réal. tim burton, scénario linda woolverton & tim burton d'après l'oeuvre de lewis carroll, int. johnny depp, helena bonham-carter, mia wasikowska, anne hathaway, crispin glover. 2009, 109'. 3 pouces

le synopsis
désormais âgée de 19 ans, alice (wasikowska) est en passe d'être mariée à un aristocrate imbécile. elle retourne dans le pays des merveilles de son enfance où elle va retrouver ses vieux amis et accomplir son destin: mettre fin au règne de terreur de la reine rouge… et accessoirement…

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the ghost writer

Ghost writer

réal. roman polanski, scénario adapté du roman de robert harris, int. ewan mcgregor, pierce brosnan, kim cattrall, olivia williams, timothy hutton, tom wilkinson, james belushi, eli 2008, wallach. 108'. 2,5 pouces

le synopsis
un nègre à succès (mcgregor) est engagé pour achever l'autobio d'adam lang (brosnan), ancien premier ministre britannique, en remplacement du précédent, mort dans de mystérieuses circonstances. mais il y a des secrets…

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daybreakers

Daybreakers

réal. peter & michael spierig, scénario the spierig brothers, int. ethan hawke, willem dafoe, sam neill, claudia karvan. 2009, 98'. 3,5 pouces

le synopsis
en 2019, les vampires sont devenus l'espèce dominante. l'homme, lui, est devenu un aliment, pourchassé et "élevé" pour fournir le sang nécessaire à leurs besoins. mais, ne représentant plus que 5% de la population mondiale, ce sang devient…

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les chèvres du pentagone

Les chèvres du pentagone
réal. grant heslov, scénario peter straughan d'après l'oeuvre de jon ronson, int. george clooney, ewan mcgregor, jeff bridges, kevin spacey, robert patrick. 2009, 90'. 3 pouces

le synopsis
journaliste largué par sa femme, bob wilton (mcgregor) décide de partir à la guerre pour oublier son désespoir. arrivé en irak, il fait la rencontre de lyn cassady (clooney), soldat aux pouvoirs parapsychologiques, qui lui apprend qu'une unité spéciale et top secrète a été constituée pour…

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the wolfman

Wolfman

réal. joe johnston, int. benicio del toro, anthony hopkins, emily blunt, hugo weaving. 2008, 109'. 2,5 pouces

le synopsis
alerté par sa belle-soeur (blunt), l'acteur à succès lawrence talbot (del toro) revient des états-unis en angleterre pour mener l'enquête sur la mort atroce de son frère, tué semble-t-il par une bête sauvage. retrouvant son père (hopkins) pour la circonstance,…

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sherlock holmes

Sherlock holmes
réal. guy ritchie, scénario anthony peckham, int. robert downey jr., jude law, rachel mcadams, mark strong, kelly reily, james fox, eddie marsan. 2009, 128'. 3,5 pouces.

le synopsis
une série de meurtres rituels ensanglante londres. sherlock holmes (downey jr.) et le docteur watson (law) réussissent à épingler le coupable: lord blackwood (strong), adepte de la magie noire. à l'approche de son exécution, ce dernier promet qu'il reviendra d'entre les morts pour…

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agathe cléry

Agathe cléry

réal. étienne chatiliez, int. valérie lemercier, anthony kavanagh, dominique lavanant, isabelle nanty, artus de penguern, jean rochefort. 2008, 113'. 3,5 pouces

le synopsis
directrice marketing raciste d'une société de cosmétiques, agathe cléry (lemercier) apprend un jour qu'elle est atteinte de la maladie rarissime d'addison qui pigmente sa peau et la fait devenir noire. commence alors pour elle un parcours initiatique qui lui ouvrira les portes d'une nouvelle vie.

l'avis
mêlant avec bonheur humour et moments musicaux,…

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mon (traditionnel) palmarès ciné 2009 (je sais, il serait temps…)

1. l'étrange histoire de benjamin button – un homme naît vieux et vit sa vie à rebours. un très beau film plein de poésie et de tendresse pour parler de la difficulté à vivre sa différence. personnages magnifiques et histoire passionnante. sans parler de la sobriété spectaculaire des effets.

2. avatar – sur la planète pandora, des hommes en quête d'une nouvelle source énergétique pour sauver la terre s'appliquent à détruire l'héritage des autochtones. un soldat chargé de les espionner va se révéler leur héros. magnifique, dans le message et la manière de le véhiculer, mais américain et prévisible.

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into the wild

Into the wild

réal. sean penn, scénario sean penn d'après le roman de jon krakauer (voyage au bout de la solitude en français, 1996), int. emile hirsch, william hurt, marcia gay harden, hal holbrook, kristen stewart, vince vaughn. 147', 2007. 3,5 pouces.

le synopsis
sortant diplômé de l'université à 22 ans, christopher mccandless (hirsche) a tout pour réussir mais rejette les principes de la société. se faisant appeler alexander supertramp, il part en quête de vérité, à travers l'isolement et la solitude, mais aussi parfois à travers des rencontres essentielles, au cours d'un voyage qui le conduira durant deux ans en arizona, en californie et au mexique,…

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invictus

Invictus

réal. clint eastwood, scén. anthony peckham, d'après le roman de john carlin, int. morgan freeman, matt damon, langley kirkwood, scott eastwood. 2009, 142'. 4 pouces.

le synopsis
1994, nelson mandela (freeman) est élu président de la république sud-africaine, ce qui consacre la fin du régime de l'apartheid. mais le pays reste profondément divisé sur les plans racial et économique. mandela mise alors sur la participation de l'équipe nationale de rugby – les springboks – et son capitaine, françois pinnear (damon), pour accélérer le processus de réunification…

l'avis
plus ça va et plus c'est…

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the book of eli

The book of eli
réal. albert et allen hughes. int. denzel washington, mila kunis, gary oldman, jennifer beals, malcolm mcdowell, michael gambon, tom waits. 2009, 109'. 3 pouces.

le synopsis
la terre n'est plus que ruines et désolation. trente ans auparavant, la couche d'ozone s'est rompue, dévastant toute vie whatsoever. voyageant seul et échappant à des hordes d'humains affamés devenus pour certains cannibales, un homme (washington) protège le seul bien qu'il possède, un livre, et dont il ne reste qu'un exemplaire sur terre. il va avoir maille à partir avec un certain carnegie (oldman), qui règne en maître sur une petite ville. et qui bien sûr…

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avatar

Avatar

réal. james cameron, scénario james cameron, int. sam worthington, zoe saldana, sigourney weaver, giovanni ribisi, michelle rodriguez. 2009, 161'. 3,5 pouces.

le synopsis
lieu: pandora, planète située à des années-lumière de la terre. situation: les hommes tentent d'exploiter un minerai très rare (du joli nom de "unobtainium") censé résoudre la crise énergétique de la terre. problèmes: les autochtones – les na'vi – constituent un obstacle majeur à l'extraction du précieux minerai, et l'atmosphère est toxique pour les humains. c'est pourquoi…

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2012

2012
réal. roland emmerich, int. john cusack, amanda peet, chiwetel ejiofor, thandie newton, danny glover. 2009, 162'. 3 pouces

le synopsis
une éruption solaire sans précédent dans l'histoire de l'humanité provoque une réaction inédite sur notre planète annonciatrice de sa destruction prochaine, corroborant ainsi la prophétie du peuple maya, qui prédisait que le monde tel que nous le connaissons ("the world as we know it", comme on dit aujourd'hui dans les films catastrophe américains) disparaîtrait en 2012. et en effet…

l'avis
depuis quelque temps, roland emmerich a une mission: …

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kaamelott, livre 6

Kaamelott
 
les fans de la première heure (dont moi) comme de la dernière peuvent se réjouir, le roi arthur et ses bras cassés reviennent pour de nouvelles et hilarantes aventures. roi? pas tout à fait puisque la saison 6 commence et se déroule 15 ans avant kaamelott, au temps où arthur n'était encore que simple soldat dans la milice urbaine de rome, une position qu'il ne gardera pas longtemps.

eh oui, c'est à la genèse de toute l'histoire, et donc à celle des personnages (plus jeunes forcément mais déjà très cons pour la plupart) et de leur rencontre, que nous convie alexandre astier, génial homme-orchestre: créateur, scénariste, dialoguiste, acteur, compositeur et réalisateur de la série. si, la saison 5 donnait à l'histoire une dimension mythologique, les personnages devenant plus sombres, la 6 renoue avec cette fameuse verve à la audiard, cet humour qui sonne juste, cette liberté de ton, cet humour ravageur et surtout cette intelligence teintée d'humanité qui sont de purs moments de bonheur. avec, comme à son habitude, une pléiade de guest, dont patrick chesnais, pierre mondy, manu payet, marthe villalonga et tcheky karyo. on ne s'en lasse pas…

3 épisodes de 50', tous les samedis sur m6, 20h40. depuis le 17 octobre. et pour tout savoir sur la série, rendez-vous ici.

district 9

District 9
réal. neill blomkamp, scén. neill blomkamp, terri tatchel, int. sharlto copley, david james, vanessa haywood, prod. peter jackson. 110', 2009. 3 pouces

le synopsis
dans les faubourgs immédiats de johannesburg, le district 9 est un camp pour réfugiés… extraterrestres, venus il y a plus de 20 ans dans une tentative désespérée de fuir leur planète. il y a 20 ans, ne sachant pas quoi faire d'eux, le gouvernement les a parqués dans ce camp en attendant de trouver une solution. depuis, cette population embarrassante s'est agrandie, jusqu'à atteindre 1,8 million d'individus. aujourd'hui, décision est prise de les déplacer dans un autre camp, à une vingtaine de kilomètres de la ville. c'est wikus van der merwe (copley), caricature du fonctionnaire "raie sur le côté", connaissant toutes les procédures sur le bout des doigts, qui est chargé de diriger la mission. mais l'expulsion des "crevettes" ne se passe pas comme prévu et wikus est exposé à un virus extraterrestre…

l'avis
ce film regorge tellement de références cinoche (certains diront "hommages") plus ou moins appuyées que c'en est fastidieux. on a compris dès l'affiche que le réal est un fan du genre, quel besoin avait-il de faire étalage de sa "culture" à chaque plan important? c'est le défaut du jeune gars qui veut jouer dans la cour des grands en leur criant…

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l’attaque du métro 123

Métro 123
réal. tony scott, scénario brian helgeland, int. john travolta, denzel washington, luis guzman. 2009, 105'. 1,5 pouces

le synopsis
un type (travolta) prend en otage 18 personnes sur une ligne (la 123, donc) du métro new yorkais et demande de l'argent.

l'avis
en visionnant la bande-annonce, on comprend le propos, 46 milliards de fois rabâché, en deux secondes. mais on se dit, bon, tony scott est à la barre, c'est quand même pas n'importe qui, brian helgeland, qui n'est pas un nain non plus, au scénario, il y a travolta et washington, ils vont nous faire un truc intelligent, genre twist de dernière minute et de derrière les fagots. ça ne peut pas, ça ne peut plus être linéaire, surtout aujourd'hui que le spectateur lambda est habitué à des scénarios "malins", qui…

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hypertension 2

Hyper-tension 2
réal. mark neveldine, brian taylor, int. jason statham, amy smart, efren ramirez. 2009, 96'. 2,5 pouces

le synopsis
he was dead. he got better. chev chelios (statham) est de retour pour un second (deuxième?) opus. cette fois, on lui a volé son coeur pour le remplacer par un bout de plastique qui doit être rechargé toutes les heures. du coup, pour éviter la décharge (et accessoirement survivre), chev doit lui donner une décharge.

l'avis
le premier (film) était déjanté. le second l'est encore plus… l'intérêt en moins. résultat, le 2 est encore plus cinglé que le 1, mais seulement pour compenser le vide scénaristique. c'est limite gerbatif car filmé caméra à l'épaule et avec tout un tas d'effets tous plus fous les uns que les autres. c'est (assez) créatif dans la forme mais très creux sur le fond. avec, en prime, des resucées de scènes déjà vues dans le premier (celle de l'hippodrome, par ex.).

statham a beau se démener comme un beau diable, il peine à s'épanouir dans une intrigue bâclée. certes, il est parfait pour incarner les chev chelios (mais ça fait longtemps qu'on l'avait compris) et le rythme est mené tambour battant. n'empêche. on déplore que l'ancien plongeur olympique ne soit jamais employé que dans ce type de rôles "même pas mal" (qui plus est dans des films qui ressemblent plus à des exercices de style qu'autre chose).

et si, messieurs les producteurs et scénaristes, vous le lanciez dans de vrais polars bien noirs façon mr73 ou, pourquoi pas, des comédies romantiques (regardez gerard butler)? je sais, je suis naïf, mais il fallait que je pose la question…

partly cloudy

Partly cloudy
réal. pete sohn, scénario pete sohn, adaptation bob petersen, voix originales tony fucile, lori richardson. 2009, 5'47. 4 pouces

le synopsis
tout le monde le sait, les cigognes apportent des bébés aux humains. mais où les trouvent-elles? tout là-haut, dans les nuages. chaque nuage façonne un bébé, animal ou humain, à partir d'un morceau de… nuage. et chaque nuage a son livreur attitré. dans ce monde merveilleux à la walt disney, il y a gus, nuage gris manquant de confiance en lui. sa spécialité à lui, ce sont les bébés "dangereux". et peck, son livreur-associé, déplumé et mal en point, a bien de la peine à assurer…

l'avis

c'est devenu un rituel incontournable: tous les pixar sont précédés d'un court-métrage. et c'est un vrai bonheur à chaque fois. fable ou petit moment de vie, les histoires développées en quelques minutes à peine sont des bijoux d'humour et de maîtrise narrative. on se souvient du très loufoque birds ou de l'excellent extra-terrien. partly cloudy ne faillit pas à la règle en nous livrant, c'est le cas de le dire, l'histoire simple de deux "vilains petits canards" que leurs différences rapprochent et qui tentent de s'en accomoder en trouvant un modus vivendi. et au passage, on apprend enfin le pourquoi de la pluie et des orages. mignon, attendrissant, drôlissime, pixar frappe encore, et toujours aussi fort, avec ce sens aiguisé et maîtrisé de la "narration essentielle" qui rend le propos limpide et le rire franc. et tout cela sans qu'un seul mot ne soit prononcé. chapeau bas et maximum respect!

up

Up
réal. pete docter & bob peterson, voix originales edward asner, jordan nagai, bob petersen, voix françaises charles aznavour, tom trouffier, guillaume lebon. 2009, 95'. 4 pouces

le synopsis
carl fredricksen est un vieil homme bougon qui s'accroche à sa maison, celle dans laquelle il a vécu avec la femme de sa vie, ellie, son amie d'enfance, l'aventurière. or ellie n'est plus et le quartier a changé au point que carl, au bord de l'expulsion, est sur le point d'être conduit, contraint forcé, dans une maison de retraite. mais le jour j, il fait faux bond aux employés venus le chercher en s'envolant… avec sa maison. l'aventure commence alors pour lui qui va changer sa manière de voir la vie…

l'avis
pour carl, il s'agit d'un voyage-hommage à sa chère femme disparue, celle qui n'a pas réalisé son rêve d'aller planter sa maison en haut des "chutes du paradis", en amérique du sud, mais qui, par amour, a changé de cap et a vécu avec lui une autre aventure, très différente et sans doute plus difficile:…

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transformers 2: la revanche

Transformers 2
réal. michael bay, int. shia labeouf, megan fox, john turturro, josh duhamel. 2009, 151'. 3,5 pouces.

le synopsis
les decepticons reviennent sur terre pour se venger de leurs ennemis les autobots qui ont fait cause commune avec les humains. sam witwicky (labeouf) qui, deux ans après qu'il a sauvé l'univers, tente de mener une vie normale, détient pourtant des informations sans lesquels les decepticons ne peuvent gagner la guerre. ça va chier…

l'avis
l'histoire, fort rabâchée au demeurant, ne m'intéresse pas et je ne suis pas du tout fan de ces robots qui apparurent dans une série tv aux états-unis entre 1984 et 1987. ce qui m'a intéressé dans ce film, ce sont les effets spéciaux. ilm (industrial light and magic), la société d'effets spéciaux de george lucas faut-il le rappeler, démontre ici une fois de plus…

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mad men

Mad men

un homme entre dans son bureau, pose sa serviette et le décor autour de lui s'effondre comme un château de cartes, entraînant sa chute, une chute apparemment sans fin. puis on le retrouve tranquillement assis sur un canapé, le bras nonchalamment posé sur le dossier, une cigarette à la main.

ce n'est pas un mauvais rêve, c'est le générique d'une série brillante et plusieurs fois récompensée: mad men. traité en animation, il donne le ton en à peine 30 secondes. comme tous les bons génériques. l'homme n'est en effet qu'une silhouette élégante et stylisée – tout chez lui est noir, même son visage, excepté sa chemise, qui est blanche – et l'environnement est clairement celui de la publicité – les cadres accrochés sur un mur de son bureau, les immeubles témoins de sa chute (et le mot n'est pas choisi au hasard), couverts, par un effet de surimpression, de réclames des années soixante.

tout n'étant bien sûr que symbolique dans ce générique, la musique, auxquels des violons prêtent des accents hitchcockiens relayés par une rythmique empruntée aux sixties, ponctue l'image et plante l'atmosphère, à la fois esthétique, donc rassurante (en apparence), puis versant rapidement dans une vague angoisse (le rythme s'accélère avec la batterie, accompagnant la chute du personnage), puis revenant à un calme relatif (l'angoisse n'était-elle qu'une impression?) pour se terminer sur un accord subtilement dissonant (l'homme, apparemment maître de lui-même, cache en fait sinon une décadence, voire une déchéance, du moins une part d'ombre).

cet homme, c'est don draper (jon hamm), directeur de création d'une agence de pub new yorkaise (fictive) qui compte parmi les plus en vue de la place: sterling cooper. homme charismatique au passé mystérieux qui séduit aussi bien les femmes que les entreprises qu'il démarche, il laisse cependant deviner une fêlure, voire une fragilité, derrière une assurance qu'on perçoit construite de toute pièce. pratiquement inconnu jusque-là, jon hamm (un nom à retenir) joue avec finesse un personnage sur le fil du rasoir. la série, qui s'étend pour l'instant sur deux saisons (la troisième est en production), se déroule de 1959 à 1962, dans une amérique qui ne s'est pas encore remise du maccarthysme et qui s'apprête à entrer dans la guerre froide.

la pub n'est, bien sûr, qu'un prétexte (rêvé) pour dépeindre une époque, sa société et ses rapports de force, son sexisme et son racisme. une époque où tous les hommes mariés ont des aventures avec des femmes (qui ne se font souvent pas prier pour coucher avec le premier venu). une époque où le tabagisme est omniprésent (tout le monde fume, dans les bureaux, au restaurant, dans les chambres à coucher). une époque où les stéréotypes sont tellement poussés qu'ils finissent par ne plus être caricaturaux: les femmes dirigent le foyer, les hommes dirigent tout court. brimées, parfois révoltées mais souvent obéissantes, celles qui ne se servent pas de leurs charmes pour se faire une place dans ce monde d'hommes sont ignorées, voire écartées. les seules à tirer leur épingle du jeu sont celles qui ne sont pas dupes et mettent leurs atouts en avant pour se frayer un chemin, et les rares femmes de pouvoir, qui ne sont cependant pas arrivées là à la force de leur talent (elles sont toujours les "filles de" ou les "femmes de") mais qui n'en restent pas moins des "objets" de désir regardés avec une certaine condescendance.

cette série est un bijou. tout y est juste: du casting impeccable au stylisme délicieusement désuet, des décors soignés jusqu'au moindre détail aux accessoires, quasi imperceptibles à l'écran, mais qui créent une incroyable richesse visuelle, que ce soient un briquet, une montre, une brochure pour une agence de voyages, une carte de visite ou un billet de cinéma. le chef accessoiriste, scott buckwald, et son équipe, ont dû faire des recherches poussées à ce sujet de manière à ne créer aucun anachronisme. à l'inverse, tous les objets que l'on voit à l'écran ne sont évidemment pas tous de 1959 ou 1962, beaucoup provenant d'époques plus anciennes, comme certaines voitures du début des années 50 appartenant à des personnages plus âgés. "quand on pense aux sixties, dit buckwald, on s'imagine la génération beatles. mais ces années-là doivent plus à elvis et aux fifties qu'on ne croit. c'était le début de l'ère kennedy et la fin de l'innocence pour les états-unis." sans oublier des dialogues et un état d'esprit qui nous ramènent à notre enfance (pour peu qu'on soit né au début des années soixante, bien sûr) et nous "rappellent" nos propres parents à cette époque.

dernier "détail", le titre, qui est un jeu de mots sur ces publicitaires (ad men) qui travaillaient sur madison avenue, l'endroit qui regroupe toutes les plus grandes agences de new york (sterling cooper est au numéro 405). impossible, donc, à traduire. impossible non plus de ne pas aimer cette série…

pour tout savoir sur mad men, allez voir ici.
le dimanche soir sur canal+, plus que 6 épisodes pour la 2ème saison!
photo: de gauche à droite – peter campbell (vincent kartheiser), le jeune chargé de clientèle ambitieux, joan holloway (christina hendricks), la chef des secrétaires pas dupe aux charmes ravageurs, roger sterling (john slattery, vu dans desperate housewives), l'un des deux patrons de l'agence, peggy olson (elisabeth moss), l'ex-secrétaire devenue conceptrice-rédactrice et qui essaie de se faire une place dans cet impitoyable monde d'hommes, et don draper (jon hamm), directeur de création charismatique, à la fois craint, respecté et séduisant, qui cache une part d'ombre.

cannes 2009: les films en compèt’ et leur réalisateur.

troisième événement le plus médiatisé de la planète, après les jeux olympiques et la coupe du monde de foot, cannes 62ème a commencé mercredi, on en entend suffisamment parler comme ça. on sait vaguement que 20 films concourent jusqu'au 24 mai. mais sait-on pour autant lesquels et quels en sont les réalisateurs? panorama express d'une compétition où il y a du lourd et du plutôt bizarre…

bon, LÀ-HAUT (up), dernier-né des studios pixar présenté en ouverture du festival, est donc hors-compèt.

ÉTREINTES BRISÉES (los abrazos rotos) de pedro almodòvar (espagne), avec penélope cruz. après un terrible accident de voiture, un homme devenu aveugle fait tout pour oublier son passé. après quatre participations sans palme, almodòvar a déclaré que s'il ne la remportait pas cette fois, il ne viendrait plus jamais. non mais, c'est qu'on ferait du vilain chantage! >>sortie 20 mai 2009<<

FISH TANK, d'andrea arnold (royaume-uni), avec katie jarvis. une adolescente à problèmes voit sa vie bouleversée à l'arrivée du nouveau petit ami de sa mère. peu connue (de moi surtout ;O)), cette réalisatrice britannique née en 1961 est active depuis environ 10 ans en tant que réalisatrice, actrice et scénariste. elle a obtenu l'oscar du meilleur court-métrage en 2003 avec wasp. >>sortie 7 octobre 2009<<

UN PROPHÈTE, de jacques audiard (france), avec tahar rahim. condamné à 6 ans de prison, malik, 18 ans, va se tailler une réputation de caïd. cinquième long-métrage du fils de michel audiard, après regarde les hommes tomber (1994), un héros très discret (1996), sur mes lèvres (2001) et de battre mon coeur s'est arrêté (2005). moi je suis super-fan. >>sortie 26 août 2009<<

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slumdog millionaire

Slumdog millionaire

réal. danny boyle et loveleen tandan, scénario simon beaufoy, d'après l'oeuvre de vikas swarup, int. dev patel, mia drake, freida pinto. 2008, 120'. 3,5 pouces.

le pitch
le plus parfait des hasards met un jeune homme misérable sur le chemin d'une réussite exemplaire ou quand l'expression "c'était écrit" prend une dimension à la fois initiatique et mythique.

l'avis
avec son 8ème long métrage (qui est aussi sa 4ème adaptation), danny boyle réussit une fresque discrètement épique sur le thème de la chance, dans les deux sens du terme. la question, légitime au demeurant, qui est posée dès les premières images, de savoir comment un enfant des rues, mendiant pour assurer seul sa survie dans des conditions souvent épouvantables, peut arriver à répondre à toutes les questions d'un jeu sans avoir jamais reçu aucune éducation, trouve tout au long du film, par un jeu habile de flash-back, des réponses qui doivent tout à la chance, c'est-à-dire…

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star trek

Star trek
réal. j. j. abrams, scénario roberto orci et alex kurtzman, int. chris pine, zachary quinto, simon pegg, eric bana, winona ryder, ben cross, bruce greenwood, jennifer morrison, leonard nimoy. 2009, 128'. 3,5 pouces.

le synopsis
menés par leur redoutable chef nero (bana), les romulans reviennent se venger des vulcains et menacent de détruire toutes les planètes de la fédération, à commencer par la terre.

l'avis
moi qui n'ai jamais été très star trek, je dois dire que là, j'ai été bluffé. est-ce dû à la patte très "lostienne" ou "cloverfieldoise" de j. j. abrams, à sa manière très "hip" de filmer, caméra…

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monstres contre aliens 3d

Monstres contre aliens

réal. rob letterman et conrad vernon, voix originales de reese witherspoon, hugh laurie, seth rogen et renée zellweger, voix françaises de louise bourgoin, stéphane freiss et julien doré. 2009, 93'. 2,5 pouces.

le synopsis
susan, future jeune mariée, est heurtée par un météorite le jour de son mariage avec derek, journaliste ambitieux. lors de la cérémonie, elle se met à grandir jusqu'à atteindre la taille énorme de 20 mètres. aussitôt capturée par l'armée, elle est emmenée dans une base ultrasecrète qui cache quatre autres monstres dans le but de lutter contre des invasions extraterrestres…

l'avis
bon, même si je reconnais qu'il est assez divertissant, ce film est plutôt destiné à un public jeune et le scénario n'est pas sidérant. ce qui est intéressant en revanche, c'est…

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trois (autres) films vus ce week-end…

prédictions (knowing) – réal. alex proyas, int. nicolas cage, rose byrne, 2008, 120'. 2,5 pouces. pour fêter le 50ème anniversaire d'une école, une capsule temporelle est déterrée. elle renferme des dessins réalisés 50 ans plus tôt par des élèves. l'un de ces messages est une suite apparemment incohérente de chiffres. le moins que l'on puisse dire est que le scénario va jusqu'au bout. alex proyas (the crow, dark city, i robot) nous a habitués à ne pas faire de compromis avec l'histoire. mais ici, la mayonnaise ne prend pas vraiment. autant on se demande tout le long où cette quête haletante se situant entre polar et fantastique va nous conduire, autant le dénouement est peu crédible, voire presque décevante, même s'il est inéluctable et cohérent. peut-être parce qu'on s'attend – quand même – à une fin heureuse, sans doute parce qu'on nous montre un autre monde. et ça c'est toujours délicat. en tout cas, de happening à le jour où la terre s'arrêta, en passant par le jour d'après, le film s'inscrit bien plus qu'il n'y paraît dans un cinéma qui essaie tant bien que mal de délivrer des messages derrière son côté grand spectacle. ici, il réaborde la théorie selon laquelle la présence de l'homme sur terre serait due à des civilisations extraterrestres. et donc la question abyssale de notre microscopitude dans l'univers, et partant de notre contrôle sur notre destinée. entre autres. dommage, postulat était intéressant…

volt (bolt) – réal. chris williams et byron howard, voix originales john travolta, miley cyrus, susie essman, mark walton, voix françaises richard anconina, omar et fred. 2008, 95'. 3 pouces. volt est un chien aux super-pouvoirs, doté donc d'une force surcanine. mais volt est le héros d'un feuilleton télévisé et, n'étant jamais sorti du studio où il tourne ses épisodes, il ne sait pas qu'il est en réalité un chien comme les autres. un jour, par accident, propulsé hors de son monde, il va devoir affronter sa véritable condition… et trouvera au passage l'amitié. petite fable existentielle adressée aux petits comme aux grands sur la difficulté à savoir qui l'on est et à apprendre à s'accepter (rien de très nouveau sous le soleil, au fond), volt n'est pas sans rappeler the truman show et la quête de buzz l'éclair dans toy story 2. sympa, drôle et émouvant, une jolie réussite signée des studios disney.

doute (doubt) – réal. john patrick stanley, int. philip seymour hoffman, meryl streep, amy adams. 2008, 115'. 3 pouces. le père flynn (hoffman) est progressiste, il est proche des élèves en difficulté tant scolaire qu'émotionnelle et porte les ongles longs (!!!). c'est pour cela qu'il est suspect aux yeux de soeur aloysius (streep). ses soupçons sont confirmés lorsque la naïve soeur james (adams) vient un jour lui rapporter un événement l'impliquant lui et un élève. dès lors, elle part en guerre contre l'aumônier et va tout faire pour le démasquer… sans n'avoir jamais aucune preuve. sorte de huis clos subtil, le film parle de la rumeur, des on-dit, du racisme, c'est-à-dire, dans son acception générale, de la haine de la différence. il parle aussi de l'intime conviction, qui repose parfois sur rien d'autre que… l'intime conviction. malgré ses sermons sur la tolérance (intelligents mais quelque peu décalés dans le bronx de 1964), flynn sera lui-même victime de ce racisme dont la population noire était si fréquemment la cible dans l'amérique de ces années-là. et malgré l'empathie, voire la sympathie que l'on éprouve pour cet homme d'église, l'actualité récente ne cesse de refaire surface durant la projection, apportant un éclairage méchamment sournois à cette histoire pourtant ancienne. jusqu'à nous faire douter nous aussi. si de ce seul point de vue, le film est déjà une vraie réussite, il ne valait tout de même pas un oscar à philip seymour hoffman.

oss 117 – rio ne répond plus

Oss 117 rio
réal. michel hazanavicius, scénario jean-françois halin et michel hazanavicius, d'après l'oeuvre de jean bruce. int. jean dujardin, louise monot, rüdiger vogler, pierre bellemare, ken samuels. 2008, 100'. 3 pouces.

le synopsis
hubert bonisseur de la bath, alias oss 117 (dujardin), se voit confier pour deuxième mission d'aller à rio sous l'identité du reporter photographe noël flantier (sic) afin d'en découdre avec des nazis en possession de microfilms compromettants pour l'état français…

l'avis
deuxième opus, douze ans après le premier, des aventures du plus célèbre des agents secrets français, revues et corrigées par michel hazanavicius et son complice jean dujardin. séquence d'ouverture qui n'a rien à voir avec le reste du film, scènes dépourvues de sens mais authentiquement hilarantes, stylisme parfait (à noter tout particulièrement la paire de paraboot auris – réf 743801 – avec dessus cuir en croûte de bovin huilé, le boxer de bains à ceinture façon sean connery et le costume à la paul newman dans détective privé (1966)), nouveau patron pour oss 117 (pierre bellemare impeccable), héros encore plus largué mais toujours aussi macho et raciste, et dialogues encore plus politiquement incorrects, cette suite qui n'en est pas une est un bon cru sans être le pur moment de bonheur que l'on était en droit d'attendre après une jubilatoire première édition. car même si l'on ne peut s'empêcher de guetter l'oss qu'on avait adoré il y a trois ans, il serait faux de vouloir comparer les deux films. son réalisateur-scénariste dit en effet avoir voulu casser les codes et s'amuser avec le personnage tout en conservant les fondamentaux. reste un petit sentiment de frustration, probablement dû au fait que hazanavicius a refusé une surenchère que, forcément et inconsciemment, l'on espérait, tout en préférant insister sur tel ou tel trait du personnage que l'on attendait pas. certaines répliques, qui tiennent plus de la fulgurance de héros, tellement ringardes qu'elles en deviennent vintage, valent largement le détour et contribuent au côté savoureux du personnage. si ce film ne mérite pas 4 pouces (à mon humble avis), il mérite quand même largement d'être vu, rien que parce que les parodies intelligentes sont rares dans le cinéma françaais et qu'elles apportent un moment de détente bienvenu en ces temps de crise. une mention spéciale à l'affiche qui joue à merveille avec les codes graphiques de l'époque…

les coulisses
"même si me retrouver à poil sur un plateau n'est pas le truc qui m'éclate, cette séquence (celle avec les hippies sur la plage) reste l'un des plus beaux moments du tournage. au bout de vingt secondes, les figurants qui ne se connaissaient pas ont commencé à se rouler des pelles, les deux nanas ont commencé à me désaper, je me suis couché sur le dos d'un mec qui m'a embrassé… tu te retrouves à poil avec un barbu qui te touche le cul en te disant "tutto bene, tutto bene"… dans mon champ de vision, j'avais guillaume schiffman, notre directeur de la photo, qui était mort de rire… si je devais garder un souvenir de ce tournage, je crois que ce serait le petit matin qui a suivi cette nuit-là. s'il devait y avoir un oss 3, je pense qu'il n'y aurait plus d'oss girls. oss serait un agent vieillissant portant une chevalière et des lunettes demi-lune, le film se passerait en afrique à la fin des années 70 sous giscard et bocassa, et oss serait aidé par un jeune et beau black de 23 ans!". ainsi jean dujardin résume-t-il son expérience et sa volonté, concertée avec son metteur en scène, de casser constamment le personnage. michel hazanavicius quant à lui, co-scénariste sur ce film (contrairement au premier sur lequel il était arrivé alors que l'histoire avait déjà été écrite), a déclaré avoir voulu changer d'époque afin de garder le personnage et toute sa bêtise tout en changeant son rapport au monde, qui a évolué mais pas lui. l'action devait initialement se dérouler en israël, au moment de la guerre des six jours, ce qui lui aurait apporté une légitimité historique. mais dujardin se déclara mal à l'aise avec l'idée, principalement parce que la proximité avec le conflit actuel aurait privé le film de la naïveté et de l'innocence dont il avait besoin. deuxième interprétation de l'espion pour jean dujardin, oss a été porté treize fois en tout à l'écran (dont une avec michel piccoli dans le bal des espions en 1960). créé par jean brochet, alias jean bruce (1921-1963) en 1957, le personnage d'hubert bonisseur de la bath est à l'origine un agent franco-américain travaillant pour l'office of strategic services (oss, donc), département de renseignements et d'opérations clandestines créé en 1942 après l'entrée des états-unis en guerre et remplacé en 1946 par le cig (central intelligence group) sur ordre du président harry truman. à la mort de l'écrivain, d'un accident de voiture, c'est son épouse josette (décédée en 1996) qui continuera l'écriture des aventures du héros.

duplicity

Duplicity

réal. tony gilroy, scénario tony gilroy, int. clive owen, julia roberts, tom wilkinson, paul giamatti. 2008, 122'. 2,5 pouces

le synopsis
l'agente de la cia claire stenwick (roberts) et l'agent du mi6 ray koval (owen) oeuvrent en sous-marin dans le monde extrêmement lucratif de l'espionnage industriel. concurrents pour la galerie mais en fait amants, chacun a pour mission d'obtenir avant l'autre la formule chimique d'un produit ultra-secret qui rapportera à son entreprise mère une véritable fortune.

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harvey milk

Harvey milk

réal. gus van sant, scénario dustin lance black, int. sean penn, james franco, josh brolin. 2008, 127'. 4 pouces

le synopsis
à 40 ans, harvey milk (penn) réalise qu'il n'a rien fait dans sa vie dont il pourrait être fier. employé dans une compagnie d'assurance à new york, cachant son homosexualité, il rencontre un jeune homme dont il tombe amoureux et quitte tout pour commencer avec lui une nouvelle vie à san franscisco. là, il commence un combat politique pour…

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watchmen

Watchmen réal. zack snyder, scénario david hayter et alex tse, d'après le roman graphique d'alan moore et dave gibbons, int. jackie earle haley, patrick wilson, malin ackerman, matthew goode, billy crudup, jeffrey dean morgan, carla gugino. 2008, 163'. 3 pouces.

le synopsis
dans une amérique alternative de 1985 où l'horloge de l'apocalypse, symbole de la tension entre les états-unis et l'union soviétique, marque en permanence minuit moins cinq, un complot menace de discréditer et de tuer tous les watchmen, super-héros du passé et du présent. lorsque l'un de ses anciens collègues est assassiné, rorschach (haley) reprend contact avec son ancienne légion de justiciers à la retraite pour tenter de déjouer le complot et de protéger l'avenir de l'humanité tout entière. but who watches the watchmen?

l'avis
voilà une adaptation qui ne démérite pas. et ce n'était pas gagné car cette histoire complexe à plusieurs niveau était réputée inadaptable (c'est ce qu'on dit toujours quand un roman est intelligent), terry gilliam s'y étant cassé les dents il y a une dizaine d'années et paul greengrass (réal des deux derniers jason bourne) aussi. il a fallu le talent de zack snyder et de ses deux scénaristes pour…

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gran torino

Gran_torino réal. clint eastwood, scénario nick schenk, int. clint eastwood, bee vang, ahney her. 2008, 115'. 2 1/2 pouces

le synopsis
walt kowalski (eastwood) est un ancien de la guerre de corée à la retraite, pétri de haine envers ses voisins de quartier, immigrés asiatiques, noirs ou latinos. lorsque son jeune voisin thao (vang) tente, sous la pression d'un gang, de lui voler la ford gran torino 1972 qu'il chérit plus que tout, il fait face à la bande et devient malgré lui le héros du quartier. entre lui et le jeune garçon, c'est le début d'une amitié inattendue qui va changer le cours de leur vie.

l'avis
dernier (annoncé) d'eastwood en tant qu'acteur, le film traite de thèmes aussi universels que le racisme, la violence, mais aussi l'amitié, la tolérance et la grandeur d'âme. fidèle à lui-même, eastwood joue eastwood, personnage bourru dont le coeur se cache sous les mille et une rancoeurs d'une vie qui ne l'a pas épargné, qui…

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sept vies

Sept_vies seven pounds – réal. gabriele muccino, scénario grant nieporte, int. will smith, rosario dawson, woody harrelson. 2008, 123'. 3 pouces.

le synopsis
ben thomas (smith) est hanté par un terrible secret. cherchant la rédemption, il décide de transformer radicalement la vie de 7 personnes qu'il ne connaît pas… et trouve un sens à sa vie en tombant amoureux de l'une d'elle…

l'avis
le film met du temps à se lancer et, du coup, on met du temps à entrer dans l'histoire, se perdant en conjectures pendant toute la première partie (une heure quand même). à force de ne pas vouloir trop révéler trop vite, le scénario pêche un peu par excès de subtilité. et puis tout devient clair… dans le dernier tiers du film. de quoi s'agit-il? de rachat pour une faute commise (et quelle faute!), de rédemption en faisant le bien (mais pas à n'importe qui), bref de…

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l’échange

Lchange réal. clint eastwood, scénario j. michael straczynski, int. angelina jolie, john malkovitch, jeffrey donovan, gattlin griffith. 2008, 141'. 3 pouces.

le synopsis
mars 1928, los angeles. christine collins (jolie), mère célibataire, perd son fils walter (griffith), 8 ans, mystérieusement disparu un jour qu'elle était au travail. quelques mois plus tard, la police de los angeles, en mal de reconnaissance publique, le retrouve et le lui ramène en prenant soin de médiatiser l'événement. mais christine sait que ce n'est pas son fils. elle va se battre pour faire entendre sa voix, mettant du même coup au jour les agissements douteux d'une police corrompue.

l'avis
encore un film signé eastwood extrêmement différent des autres et qui s'ajoute à une filmo d'une diversité incroyable. l'histoire, cette fois, est signée d'un certain j. michael straczynski, ancien journaliste ayant découvert il y a quelques années l'histoire de christine collins. c'est donc une histoire vraie. angelina jolie réalise là…

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l’étrange histoire de benjamin button

Benjamin_button réal. david fincher, d'après une nouvelle de f. scott fitzgerald, int. brad pitt, cate blanchett, julia ormond. 2008, 165'. 4 pouces.

le synopsis
c'est l'histoire d'un homme, benjamin button (pitt), qui naît âgé de 80 ans et vit sa vie à l'envers, sans pouvoir arrêter le cours du temps.

l'avis
un synopsis qui tient en une ligne ne fait généralement pas un film de près de 3 heures. mais on comprend mieux quand on sait que cette histoire tient de la fable. car, à y regarder de plus près, elle pourrait être notre histoire à tous, rien de plus qu'une vie d'homme, pareille à beaucoup d'autres, avec ses rencontres, ses découvertes, ses amours, ses joies et ses drames. à ceci près que ce parcours est celui d'un homme qui naît vieux et ne cesse…

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chambre 1408

Chambre_1408 réal. mikaël hafstrom, int. john cusack, samuel l. jackson, mary mccormack, tony shalhoub. 104', 2008. 3 pouces

le synopsis
un auteur de romans (cusack), spécialisé dans les lieux hantés, est un homme blessé et cynique qui ne croit ni aux fantômes ni aux esprits d'aucune sorte. jusqu'à ce qu'il découvre la chambre 1408, au dolphin hotel à new york, où se sont produites d'innombrables morts inexpliquées et parfois violentes.

l'avis
thriller fantastique lorgnant sur le psychanalytique, 1408 (en vo) est un petit film assez flippant. non parce qu'il y a des fantômes et des effets, notamment sonores, de film d'horreur, mais bien parce que cette chambre, dont on nous prévient que personne n'y survit plus d'une heure, dont le gérant de l'hôtel fait tout pour dissuader de la prendre, cette chambre qui a été le théâtre de morts abominables, cette chambre est…

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mon palmarès ciné 2008

2008 aura été une année riche en sorties prometteuses mais dont beaucoup se sont révélées somme toute assez décevantes. j'ai recensé un score plutôt modeste de 25 films vus en salle (sans compter les dévédés). passons rapidement sur les foutages de gueule comme rec ou x-files: régénération, les déceptions comme sweeney todd ou burn after reading, voire grosses déceptions comme indiana jones 4, phénomènes ou max payne, les ratages en règle comme la momie 3, quantum of solace ou le jour où la terre s'arrêta, et enfin les "oui mais…" comme eagle eye, bienvenue chez les ch'tis, get smart, kung fu panda, aliens vs predator 2: requiem ou largo winch, pour nous concentrer sur un palmarès un chouïa plus compact et qui le mérite, à mes yeux, davantage…

n°10: babylon a.d. (mathieu kassovitz) – adaptation ambitieuse car jamais évidente dès lors qu'il s'agit d'un roman de maurice dantec (babylon babies, en l'occurrence), ce film presque méprisé par kassovitz est pourtant maîtrisé de bout en bout avec un vin diesel toujours égal à lui-même, c'est-à-dire royal.

n°9: be kind rewind (michel gondry) – petit film "à la gondry", fait avec peu de moyens, mais où l'idée est le moteur de tout et où l'humanité devient poésie. génial, même si la seconde partie retombe un peu.

n°8: the dark knight (christopher nolan) – deuxième opus du "nouveau" batman façon nolan/bale. nouveau car tout l'est: la ville (gotham city ressemble désormais à chicago), la copine de batman (qui ressemble plus à maggie gyllenhaal qu'à katie holmes), la nuit (qui n'occupe plus une place prépondérante dans les scènes-clés), et même le titre qui, pour la première fois, ne contient pas le mot batman. déroutant mais intéressant, avec un regretté heath ledger magistral…

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le jour où la terre s’arrêta

Le_jour_o_la_terre_sarrta réal. scott derrickson, int. keanu reeves, jennifer connelly, kathy bates, jaden smith. 2008, 102'. 2 1/2 pouces.

le synopsis
un extraterrestre du nom de klaatu (reeves) débarque sur terre pour prévenir les hommes qu'ils sont sur le point d'être exterminés parce que, en détruisant la terre comme ils le font, ils menacent l'équilibre cosmique. une astrobiologiste (connelly) va tenter de lui faire changer d'avis…

l'avis
ce remake était-il bien nécessaire? surtout un remake raté comme celui-là? le film de robert wise (1951) était un chef-d'oeuvre de sobriété et d'efficacité, remportant d'ailleurs le golden globe du "meilleur film promouvant une meilleure compréhension entre les peuples". dans l'original, klaatu (qui avait l'apparence de michael rennie) passait du temps et partageait l'existence des humains en louant une chambre en ville, s'offrant ainsi la possibilité de mieux les comprendre avant de les juger. son message était simple et clair: "vous faites partie de l'univers et donc de son équilibre. au rythme où vous allez, vous allez détruire cet équilibre (rappelons tout de même le contexte: fin de la seconde guerre mondiale, maccarthysme, premières années de la guerre froide), et nous, comité intergalactique, ne pouvons pas vous laisser faire car il y va aussi de notre survie. donc continuez à déconner comme ça et on vous détruit." et pour prouver qu'il ne bluffait pas, il faisait une démonstration de sa force (pour ne pas avoir à s'en servir): il arrêtait toute activité électrique et mécanique sur terre pendant une journée (d'où le titre) et s'en allait plus vite qu'il n'était arrivé…

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burn after reading

Burn_after_reading réal. joel & ethan coen, int. brad pitt, george clooney, frances mcdormand, john malkovich, tilda swinton, richard jenkins, j.k. simmons. 2008, 95'. 2 1/2 pouces.

le synopsis
prof de gym au fitness hardbodies, chad feldheimer (pitt) tombe accidentellement sur un cd contenant des infos confidentielles sur osbourne cox (malkovich). sa collègue linda (mcdormand), obsédée par ses futures opérations de chirurgie esthétique, y voit une manière d'en tirer profit. elle décide de vendre ces infos sans intérêt à l'ambassade russe. mais sa démarche déclenche une série d'événements que, évidemment, elle n'avait pas prévus…

l'avis
les deux frères aiment introduire une hilarante ironie dans les drames les plus noirs… ou, à l'inverse, une tension dramatique quasi insoutenable dans les comédies les plus farfelues. c'est le cas ici: pitt est désopilant en imbécile heureux, malkovich n'a jamais autant dit "fuck" de toute sa carrière et clooney est toujours égal à lui-même, même si son rôle ne sert pas son talent de cabotineur. les seconds rôles sont parfaits: richard jenkins (le père fisher dans six feet under) en amoureux transi, tilda swinton en cold heartless bitch (ce serait bien qu'on lui donne une fois autre chose à jouer) et j.k. simmons (le rédenchef de peter parker) en supérieur de la cia dépassé mais digne. le hic, c'est que ça ne fonctionne pas complètement. cette histoire d'espionnage amateur sur fond de chantage raté n'est pas sidérante d'intérêt, ou plutôt elle aurait pu l'être si le traitement avait été plus radical, la sauce "fargo" (qui jouait sur le même levier scénaristique) ne prend pas tout à fait et, au final, ce film un peu ennuyeux, ponctué çà et là de moments réjouissants, donne l'impression d'être un vague remake d'un film… des frères coen. dommage, ils nous avaient habitués à mieux. mais c'est justement pour ça qu'on leur pardonne.

max payne

Max_payne réal. john moore, int. mark wahlberg, mila kunis, beau bridges, olga kurilenko. 2008, 100'. 21/2 pouces

le synopsis
max payne (wahlberg) est un flic déterminé à retrouver ceux qui ont assassiné brutalement sa femme et sa fille. sa quête va l'amener à affronter de puissants ennemis mais aussi ses propres démons.

l'avis
adapté du jeu vidéo éponyme sorti en 2001, le film jouit d'un scénario archi-convenu et mille fois rabâché. si ce genre d'histoire tient la route dans un jeu (appuyé par des innovations comme l'introduction du "bullet-time" dans le jeu, merci matrix), il provoque immanquablement une série de bâillements incontrôlables chez le spectateur. ce qui sauve l'ensemble, c'est une certaine beauté graphique dans le traitement de l'image et…

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quantum of solace

Quantum_of_solace réal. marc foster, int. daniel craig, olga kurylenko, mathieu amalric, judi dench, jesper christensen. 2008, 107'. 2 pouces.

le synopsis
bond (craig) est décidé à découvrir ceux qui ont poussé vesper à le trahir, même s'il est conscient qu'il ne doit pas en faire une affaire personnelle. en interrogeant mr. white (christensen), il découvre que ce dernier appartient à une organisation extrêmement puissante, quantum. sa route va bientôt le conduire vers l'un des piliers de l'organisation, dominic greene (amalric), qui manoeuvre en secret en amérique du sud, en italie et en autriche, pour contrôler l'une des principales ressources mondiales: l'eau.

l'avis
bond-craig est de retour et il n'est pas content. ben nous non plus. le travail de sape des nouveaux maîtres de la saga, à savoir barbara broccoli (fille d'albert, le producteur historique depuis dr. no) et george wilson (pas le père de lambert) continue. ce qui constituait un dépoussiérage salutaire dans casino royale prend ici la forme d'un démolissage en règle de la bible du personnage. ian fleming et albert broccoli doivent se retourner dans leur tombe. bond est…

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faut-il traduire le titre d’un film ou pas?

pourquoi certains films américains ou anglais conservent-ils leur titre original quand ils sortent sur nos terres francophones et d'autres pas? la question est bien plus complexe qu'il n'y paraît. le titre est l'un des éléments clés de la stratégie de la distribution d'un film, à plus forte raison s'il s'agit d'un gros succès. c'est donc le distributeur, et lui seul, qui décide s'il faut le traduire (et qui se charge de la traduction) ou le laisser dans la langue originale. aujourd'hui, aucun distributeur ne néglige ce point déterminant dans le succès du film qu'il a acheté. ainsi en…

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eagle eye

Eagle_eye réal. d. j. caruso, int. shia laboeuf, michelle monaghan, rosario dawson, billy bob thornton. 154', 2008. 3 pouces 1/2

le synopsis
employé un peu loser d'une entreprise de photocopies, jerry shaw (Laboeuf) apprend la mort soudaine de son frère jumeau, militaire brillant. peu de temps après, lui et une jeune inconnue (monaghan) sont embrigadés par une voix féminine mystérieuse qui les appelle pour leur donner des ordres et, semblant tout contrôler sur leur route, les aide à les exécuter.

l'avis
et si les ordinateurs, ou plus exactement un super-ordinateur central, se mettait à corriger nos erreurs? et s'il décidait que les plus hauts responsables politiques n'avaient pas tenu leurs promesses et avaient failli à leur mission? et qu'il devait y remédier? vous imaginez, un gros pc se mettant à fomenter un attentat contre george bush pour réparer ses erreurs? si seulement! mais il aurait du boulot, le pauvre… 2001, l'odyssée de l'espace (1968), mondwest (1973),…

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mirrors

Mirrorsréal. alexandre aja, int. kiefer sutherland, paula patton. 111', 2008. 3 pouces 1/2

le synopsis
ancien flic forcé de démissionner suite à la mort accidentelle de son coéquipier, ben carson (sutherland) est engagé comme veilleur de nuit dans un grand magasin new yorkais désaffecté suite à un gigantesque incendie qui a tout ravagé excepté les miroirs. psychologiquement fragile, carson découvre rapidement que ces miroirs cachent un horrible secret qui les menace, sa famille et lui.

l'avis
ça faisait longtemps que je n'avais pas sursauté comme ça pendant la projection d'un film. et pourtant c'est plutôt un thriller fantastique qu'un film d'horreur, donc pas nécessairement un film dont le but premier est…

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get smart

Get_smartal. peter segal, int. steve carell, anne hathaway, dwayne johnson, terence stamp, masi oka. 2008, 109'. 3 pouces 1/2

le synopsis
l'agence de renseignement américaine CONTROL a fait l'objet d'une attaque par l'organisation criminelle KAOS, compromettant l'identité de ses agents. le chef de l'agence n'a d'autre choix que de promouvoir l'analyste maxwell smart (carell) au rang d'agent de terrain, ce dont il a toujours rêvé. on lui assigne pour partenaire la redoutable agente 99 (hathaway). son sens du détail et son enthousiasme vont faire échouer les plans de siegfried (stamp), chef de KAOS.

l'avis
très bonne adaptation de la série max la menace (get smart, donc, en v.o.), diffusée aux états-unis entre 1965 et 1969, get smart (qu'on n'a pas jugé bon de traduire par "max la menace" par…

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babylon a.d.

Babylon_ad_2 réal. mathieu kassovitz, scénario mathieu kassovitz et éric besnard, d'après le roman de maurice dantec babylon babies (1999), int. vin diesel, mélanie thierry, michelle yeoh, lambert wilson, charlotte rampling, gérard depardieu. 2008, 101'. 3 pouces 1/2

le synopsis
mercenaire ayant survécu à toutes les guerres, à tous les conflits qui ravagent la planète depuis le début du xxième siècle, hugo cornelius toorop (diesel) se voit confier par gorsky (depardieu), chef d'une mafia russe qui règne désormais sur l'europe de l'est, et pour le compte d'une toute-puissante organisation religieuse américaine, la mission de ramener de russie à new york une mystérieuse jeune femme prénommée aurora (thierry). mais aurora est loin d'être une fille ordinaire…

l'avis
disons-le tout net, maurice dantec est chlagué et son univers avec. et on adore ça. car sans ce chlaguage en règle, son oeuvre n'aurait pas l'aura sulfuro-effrayo-post-apocalyptique qu'on lui connaît. donc, vas-y maurice, surtout t'arrête pas. adapter maurice dantec à l'écran, chapeau, maximum respect. ça tombe bien, j'en ai plein pour kassovitz. ce type a du talent à revendre et il le prouve encore une fois avec son nouveau film. il a d'ailleurs déclaré avoir lu le livre en 2002 en une ou deux nuits (ça aussi, chapeau!) et s'être dit que ça ferait un bon film… de 6 heures et pour 500 millions d'euros! bien ficelé, entre science…

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the dark knight (2)

The_dark_night réal. christopher nolan, int. christian bale, heath ledger, aaron eckhart, michael caine, maggie gyllenhaal, gary oldman, morgan freeman. 2008, 147'. 3 pouces

le synopsis
avec l'aide du lieutenant jim gordon (oldman) et du procureur harvey dent (eckhart), batman entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de gotham city. c'est compter sans le nouveau génie du crime qui répand terreur et chaos: le joker (ledger)…

l'avis
on y est arrivé, ce coup-ci. on est même arrivé 20 minutes avant le début de la séance. ET IL N'Y AVAIT PRESQUE PERSONNE DANS LA SALLE!!! alala, j'vous jure… alors première impression: plus ça va, plus batman s'éloigne de l'esprit comics pour s'ancrer dans une réalité très actuelle. adieu donc manoir gothique et batcave, bonjour loft citadin et sous-sol épuré, bye bye cité à l'atmosphère fantastique, hello ville reconnaissable (chicago) et contemporaine, au revoir la nuit, bienvenue au (grand) jour, so long katie holmes (l'église n'a probablement pas voulu qu'elle participe), welcome maggie (une erreur de casting sans doute). de plus, c'est la première fois…

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the dark knight (1)

nous partîmes à vingt heures quarante pétantes avec l'idée réjouie de voir le film susmentionné, sorti à peine trois jours auparavant sur les écrans romands. le ciel était gris, le vent soufflait, il faisait plutôt frais pour la saison. mais nous n'en avions cure, bientôt nous serions confortablement blottis dans la mousse rembourrée de nos fauteuils, les mirettes et les esgourdes pleines de bruit et de fureur. or, en mettant le pied dehors pour rejoindre la voiture, un doute nous assaillit soudain. et s'il n'était pas un peu tard pour la séance que nous convoitions? vendredi soir, temps pourri, et la séance était dans un quart d'heure. étourdis que nous avions été, le temps avait passé sans que nous nous en fussions rendus compte. la queue serait longue. notre soif cinéphilique allait-elle être rassasiée, nous demandâmes-nous en silence car la gorge serrée? le suspense fut insupportable jusqu'au cinéma. et la réponse tomba comme un couperet, sans appel, sans tendresse, sans seconde chance: la salle affichait complet et il nous faudrait attendre une demi-heure pour la version française. hors de question! m'écriai-je, à la fois fier et vexé, dans ma ford intérieure (car nous étions venus en ka). nous reviendrions plus tard, c'est-à-dire demain, car il était hors de question aussi d'attendre un jour de plus. réussie, notre sortie du samedi soir: vingt minutes chrono aller-retour. mais NE MANQUEZ PAS la suite de cette passionnante aventure… je sais que vous serez au rendez-vous.