l’attaque du métro 123

Métro 123
réal. tony scott, scénario brian helgeland, int. john travolta, denzel washington, luis guzman. 2009, 105'. 1,5 pouces

le synopsis
un type (travolta) prend en otage 18 personnes sur une ligne (la 123, donc) du métro new yorkais et demande de l'argent.

l'avis
en visionnant la bande-annonce, on comprend le propos, 46 milliards de fois rabâché, en deux secondes. mais on se dit, bon, tony scott est à la barre, c'est quand même pas n'importe qui, brian helgeland, qui n'est pas un nain non plus, au scénario, il y a travolta et washington, ils vont nous faire un truc intelligent, genre twist de dernière minute et de derrière les fagots. ça ne peut pas, ça ne peut plus être linéaire, surtout aujourd'hui que le spectateur lambda est habitué à des scénarios "malins", qui…

… prennent tout le monde à contre-pied grâce à des retournements salutaires.

ici? rien, nib, zob, niet, que dalle, peau de balle (9 mm), des clous! l'intrigue est 100% linéaire et l'intérêt proche du plancher des vaches: le gars prend 18 personnes en otage dans un métro et exige de l'argent. et vous savez quoi? il l'obtient et se fait tuer à la fin (oups, vous n'allez plus avoir envie de le voir, maintenant…). and that's it?? YES, THAT'S FUCKING IT!! quand le générique arrive, on se dit c'est pas possible, on s'accroche à l'espoir (un peu fou, j'en conviens) d'un rebondissement-surprise d'après-générique, qu'il doit y avoir une autre fin… mais non, en vain. totalement linéaire, je vous dis! ze foutage of ze gueule merde in hollywood. du coup, une amertume imprévue (et souvent très vexante) se fait alors jour au fond de notre gorge avec la certitude (appuyée par une petite voix impertinente au fond de notre crâne) QU'ON S'EST VIEILLEMENT FAIT AVOIR, et que c'était l'arnaque de l'été!

alors si vous aimez vraiment l'arnaque, allez plutôt voir une arnaque presque parfaite (the brothers bloom), de rian johnson, avec adrian brody, rachel weisz et mark ruffalo. je ne l'ai pas vu, mais, au moins, avec un titre comme celui-là, on est prévenu…