the book of eli

The book of eli
réal. albert et allen hughes. int. denzel washington, mila kunis, gary oldman, jennifer beals, malcolm mcdowell, michael gambon, tom waits. 2009, 109'. 3 pouces.

le synopsis
la terre n'est plus que ruines et désolation. trente ans auparavant, la couche d'ozone s'est rompue, dévastant toute vie whatsoever. voyageant seul et échappant à des hordes d'humains affamés devenus pour certains cannibales, un homme (washington) protège le seul bien qu'il possède, un livre, et dont il ne reste qu'un exemplaire sur terre. il va avoir maille à partir avec un certain carnegie (oldman), qui règne en maître sur une petite ville. et qui bien sûr…

… va vouloir s'approprier son bien.

l'avis
pas mal, quoiqu'un peu trop référencé mad max à mon goût. depuis from hell (donc depuis 8 ans), les frères hughes auraient pu se fendre d'un univers un poil plus personnel, ils en avaient largement le temps. cela dit, les scènes de combat sont efficaces dans lesquelles le "vieux" denzel – "vieux" dans ce monde peuplé de "jeunes" (qui n'ont pas connu l'"avant") – s'impose en maître du combat rapproché.

à la fin du film, le premier twist est bien vu. le second par contre l'est un peu moins. car s'il explique le premier twist, il remet du même coup en question la crédibilité de l'existence même de cet homme en apparence invincible qui marche depuis trente ans vers sa terre promise.

à propos de l'"avant" (la destruction de la civilisation), un dialogue m'a fait marrer: "it's hidden behind the tv" – "behind the what?". comme si toute l'humanité (ou du moins le monde civilisé) se résumait à ça. on sent que les scénaristes ont dû se creuser la tête. et ils ont trouvé "tv". c'est à la fois assez juste et parfaitement consternant.

d'un point de vue formel, le cadre est souvent original, contribuant à la tension dramatique, l'image très léchée, le noir-blanc splendide et les couleurs (quand il y en a) sont désaturées à souhait pour transmettre l'atmosphère "pas comme avant" de la terre.

côté interprètes, washington est égal à lui-même, sobre et élégant, même quand il est sale. oldman, qui d'habitude est juste même dans l'excès, sonne ici un peu faux et, du coup, affaiblit son personnage. l'ukrainienne mila kunis est déjà "connue" (aux états-unis, that is) pour ses rôles au cinoche et à la tv (max payne, walker, texas ranger, les griffin). tom waits se la joue un peu trop renfield dans le dracula de coppola. dix-sept ans après, ça fait drôle. quant à jennifer beals, on se demande un peu ce qu'elle fait là, même si sa prestation est honorable.

quoi qu'il en soit, et comme dirait le mauvais critique de cinéma que je suis, the book of eli constitue, pour autant que vous soyez sensible au genre, un agréable moment de détente après une journée chargée ;O)…