the wolfman

Wolfman

réal. joe johnston, int. benicio del toro, anthony hopkins, emily blunt, hugo weaving. 2008, 109'. 2,5 pouces

le synopsis
alerté par sa belle-soeur (blunt), l'acteur à succès lawrence talbot (del toro) revient des états-unis en angleterre pour mener l'enquête sur la mort atroce de son frère, tué semble-t-il par une bête sauvage. retrouvant son père (hopkins) pour la circonstance,…

… il va être à son tour victime de bien étranges phénomènes…

l'avis
rien de nouveau sous la lune. et c'est bien dommage. wolfman est le remake "parfait" (de the wolf man, de george waggner, sur un scénario de curt siodmak, avec claude rains et lon chaney jr.,1941), c'est-à-dire pas du tout inventif, à part peut-être un petit twist à la fin. dès lors, on se pose la sempiternelle question: ce film était-il bien nécessaire? l'amoureux éperdu du cinéma fantastique que je suis se réjouissant toujours d'une telle sortie, et en particulier lorsqu'il s'agit de revisiter un mythe, la déception est à la hauteur de l'attente. doit-on s'en étonner?

johnston ayant la réputation d'être un tâcheron (chérie, j'ai rétréci les gosses, jurassic park 3, hidalgo, jumanji, entre autres), son wolfman est respectueux de l'original jusqu'à l'obséquiosité. sa matière était pourtant magnifique, il n'en a rien fait, se contentant de reproduire.

les ambiances sont (numériquement) maîtrisées, les effets de lune jolis et les transformations bien réalisées. mais john landis faisait déjà presque aussi bien en 1981 – il y a donc presque 30 ans – dans le loup-garou de londres!! combien de fois devra-t-on le répéter: la forme n'a jamais fait le fond et les effets spéciaux ne font pas un bon film.

et au chapitre manque d'inspiration, la musique, signée danny elfman, qui n'est pourtant pas n'importe qui (batman, spiderman, mars attack!, men in black, j'en passe et des meilleures), ressemble furieusement à la sublimissime partition du dracula de coppola qui était signée par wojciech kilar.

hopkins était mieux dirigé en van helsing, blunt était plus crédible en garce prada (en plus elle n'est pas belle, contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire), del toro a une pointe d'accent hispanique, toujours gênante chez un aristocrate britannique et weaving peine souvent à dire au revoir à mr. smith.

cela étant, le film n'est pas mauvais et on passe quand même un agréable moment de cinéma. on aurait juste aimé plus de créativité et une relecture plus osée du mythe, à la manière, au hasard, d'un sherlock holmes.