eagle eye

Eagle_eye réal. d. j. caruso, int. shia laboeuf, michelle monaghan, rosario dawson, billy bob thornton. 154', 2008. 3 pouces 1/2

le synopsis
employé un peu loser d'une entreprise de photocopies, jerry shaw (Laboeuf) apprend la mort soudaine de son frère jumeau, militaire brillant. peu de temps après, lui et une jeune inconnue (monaghan) sont embrigadés par une voix féminine mystérieuse qui les appelle pour leur donner des ordres et, semblant tout contrôler sur leur route, les aide à les exécuter.

l'avis
et si les ordinateurs, ou plus exactement un super-ordinateur central, se mettait à corriger nos erreurs? et s'il décidait que les plus hauts responsables politiques n'avaient pas tenu leurs promesses et avaient failli à leur mission? et qu'il devait y remédier? vous imaginez, un gros pc se mettant à fomenter un attentat contre george bush pour réparer ses erreurs? si seulement! mais il aurait du boulot, le pauvre… 2001, l'odyssée de l'espace (1968), mondwest (1973),…

génération proteus (1977), terminator (1984), entre autres… nombreux sont les films qui ont exploité l'argument, brandissant à la face d'une humanité terrifiée et impuissante la menace d'une intelligence artificielle, qu'elle soit ordinateur ou robot, qu'elle résulte d'un dérèglement ou d'une action réfléchie, prenant le contrôle de façon froide et calculatrice. l'idée n'est donc pas nouvelle et elle fait même partie intégrante de l'équation "je crée une super-machine tout en espérant que l'élève ne dépassera jamais le maître car je garde le contrôle et puis c'est qu'une putain de machine nom de dieu". bref, toujours la plus vieille ambition de l'homme (découvrir et conquérir, quitte à jouer avec le feu) qui s'accompagne toujours de la plus vieille terreur (perdre le contrôle de ce feu). le film, quant à lui, mène l'action à 450 km/h et ne laisse aucune espèce de répit au spectateur, au risque de le perdre en cours de route. malgré quelques incohérences et un gros "coup de bol" (du genre heureusement que le héros avait un jumeau!!!), le scénario tient la route et les personnages sont étonnamment consistants. un bon "divertissement" sur fond de "on est bien peu de choses"…

les coulisses
né le 14 janvier 1965, d. j. caruso signe avec eagle eye son 5ème long-métrage (salton sea, 2002, taking lives, 2004, two for the money, 2006) et le 2ème avec shia laboeuf (paranoiak, 2007). paranoiak, disturbia en v.o.qui soit dit en passant a récemment valu à steven spielberg (producteur exécutif) un procès pour plagiat de l'idée du film d'hitchcock fenêtre sur cour. né le 11 juin 1986, laboeuf est désormais célèbre pour le bagout et la débrouillardise qui lui a ouvert très tôt les portes des castings (il n'avait que 12 ans quand il obtint son premier rôle). il a vraiment le vent en poupe depuis i, robot (2004, avec will smith) et constantine (2005, avec keanu reeves) et semble désormais compter parmi les acteurs incontournables de tous les block-busters américains (transformers, indiana jones, eagle eye, et c'est loin d'être fini puisque transformers 2 va sortir en 2009 et qu'il a 4 longs-métrages en production actuellement). symptomatique de la star naissante qu'il est, il donne la réplique, block-busters obligent, à des créatures de sexe féminin presque surnaturelles tellement qu'elles sont belles tellement qu'elles sont mannequins tellement qu'elles conduisent des lancia: la tout à fait spectaculaire megan fox dans transformers et la parfaitement sublime sarah roemer dans disturbia (en plus de la juste craquante michelle monaghan, bien sûr)…