transformers 2: la revanche

Transformers 2
réal. michael bay, int. shia labeouf, megan fox, john turturro, josh duhamel. 2009, 151'. 3,5 pouces.

le synopsis
les decepticons reviennent sur terre pour se venger de leurs ennemis les autobots qui ont fait cause commune avec les humains. sam witwicky (labeouf) qui, deux ans après qu'il a sauvé l'univers, tente de mener une vie normale, détient pourtant des informations sans lesquels les decepticons ne peuvent gagner la guerre. ça va chier…

l'avis
l'histoire, fort rabâchée au demeurant, ne m'intéresse pas et je ne suis pas du tout fan de ces robots qui apparurent dans une série tv aux états-unis entre 1984 et 1987. ce qui m'a intéressé dans ce film, ce sont les effets spéciaux. ilm (industrial light and magic), la société d'effets spéciaux de george lucas faut-il le rappeler, démontre ici une fois de plus…

… son écrasante suprématie numérique et sa (plus-que-)parfaite maîtrise de la manipulation des images de synthèse. le résultat est proprement époustouflant. pas une seule fois on ne détecte de trucage (que ce mot paraît désuet tout à coup), pas un seul effet n'est cheap (vous me direz, ils y ont mis les moyens). et comme si tout était trop simple, les plans, presque jamais fixes, sont presque toujours d'une incroyable complexité: la caméra, comme accrochée à un hélico, tourne autour des combats, passant derrière des obstacles (grues, bâtiments, etc.), serpentant au milieu d'une forêt et incluant des personnages, le tout avec un rendu tellement (sur)naturel qu'on en oublie vite qu'il s'agit d'images de synthèse. tous les réalisateurs de films à effets spéciaux le crient sur les toits: leur but est de faire oublier la technique pour raconter une histoire. sauf qu'en l'occurrence, l'histoire est racontée, comme dans la plupart de ces blockbusters, en 30 secondes à un débit de mitraillette. en bref, elle est tellement noyée sous les scènes d'action et de combat qu'elle vient carrément au second plan. mais est-on venu pour réfléchir ou s'émouvoir? l'histoire est-elle si importante que ça finalement? bien sûr que non. on est venu pour retrouver, l'espace de 151 minutes (30 de trop à mon avis), cette époque où l'on jouait aux gendarmes et aux voleurs (chacun ses références), les gendarmes dans la main gauche, les voleurs dans la droite. et accessoirement s'extasier sur la réussite du pari. vous l'aurez compris, la note attribuée à ce film récompense donc davantage la technique que le scénario…

les coulisses
transformers était une série d'animation et de science-fiction américaine créée par marvel et sunbow productions. la saga, qui comportait 98 épisodes de 25 minutes, a été diffusée du 17 septembre 1984 au 11 novembre 1987 aux états-unis et en france en 1985 (canal+) et rediffusée en 1987 (a2).

les transformers sont des robots extraterrestres provenant de la planète cybertron. le nom de leur espèce vient du fait qu'ils ont développé, pour des raisons de camouflage, la faculté de changer leur apparence pour prendre celle des machines faisant partie de l'environnement où ils se trouvent. pour se transformer, chaque robot scanne la forme qu'il veut prendre. dans des versions plus tardives de la série, certains pouvaient même prendre l'apparence d'animaux.

les transformers se divisent en deux catégories, les autobots (les gentils) et les decepticons (les méchants). les autobots se composent des principaux, des secondaires, des dinobots, des combiners, des junkions et des mini-cassettes. même chose pour les decepticons: outre les principaux et les secondaires, il y a les seekers, les insecticons, l'équipe d'espionnage, les mini-cassettes et les combiners.

les principaux autobots sont: optimus prime (chef suprême), jazz (sous-chef suprême), bumblebee (éclaireur), ironhide (garde du corps d'optimus) et ratchet (médecin). les principaux decepticons sont: mégatron/galvatron (chef suprème), starscream (sous-chef suprême), skywarp/cyclonus (sous-chef suprème des decepticons après la mort de starscream), shockwave (officier suprème), thundercracker/scourge (chef des raseurs) et soundwave (ingénieur).

quelques chiffres: il faut près de 6 mois pour créer un transformer en images de synthèse. toutes les pièces doivent d'abord être créées individuellement (optimus prime en compte par exemple 10'000 et le dévastator 52'632) avant que les textures ne soient appliquées. une seule image de robot nécessite 72 heures de calculs pour le rendu et il y a 46 robots dans cet opus (contre 14 dans le premier épisode). 145'000 go d'espace mémoire (contre 20'000 pour transformers 1) ont été nécessaires. 300 personnes ont travaillé sur le film et la postproduction.

le tournage en égypte a duré trois jours et john turturro a eu le privilège de gravir l'une des trois pyramides jusqu'à son sommet. c'est la première fois qu'une équipe de cinéma était autorisée à filmer des plans aériens du site.

malgré ses déboires financiers, general motors était le principal fournisseur en véhicules du film, devant caterpillar. dans la première bande-annonce du film, on voyait la tour eiffel placée au nord de la place de la concorde, erreur que les fans n'ont pas manqué de relever.

après le tournage, michael bay a dit (en substance) de megan fox qu'elle se prenait pour une star mais qu'elle ferait mieux d'apprendre à jouer avant de se la péter. faut dire qu'être élue l'une des femmes les plus sexy de la planète, ça n'aide pas vraiment à garder la tête froide.