duplicity

Duplicity

réal. tony gilroy, scénario tony gilroy, int. clive owen, julia roberts, tom wilkinson, paul giamatti. 2008, 122'. 2,5 pouces

le synopsis
l'agente de la cia claire stenwick (roberts) et l'agent du mi6 ray koval (owen) oeuvrent en sous-marin dans le monde extrêmement lucratif de l'espionnage industriel. concurrents pour la galerie mais en fait amants, chacun a pour mission d'obtenir avant l'autre la formule chimique d'un produit ultra-secret qui rapportera à son entreprise mère une véritable fortune.

l'avis
j'avais peur d'un scénario emberlificoté dans une complexitude dont seul l'auteur-réalisateur aurait la clé, je craignais une réalisation smart mais un peu vaine (après tout, qu'est-ce que l'espionnage au cinéma sinon un jeu d'esprit déguisé en smoking? haha cher ami…), je redoutais des dialogues convenus et un jeu d'acteur syndiqué… bon, vous l'aurez compris, j'ai bien aimé ce film, même s'il ne sera pas, je le reconnais volontiers, essentiel à ma dévédéthèque. simplement parce que c'est un bon moment de cinéma, avec intrigue maligne et acteurs sympa, mais sans plus. et les effets élégants mais déjà vus de type split screen, la musique et l'ambiance james bondienne n'y changeront rien.

les coulisses
la bagarre des deux pdg au début du film a été répétée dans un sudio de dase sur des gros matelas, véritabe chorégraphie, chaque mouvement a été orchestré avec le chef cascadeur. c'est vrai que, tournée au ralenti, ce qui lui confère un effet des plus comiques, elle vaut son pesant de cacahuètes. la plus grande partie du tournage s'est déroulée à manhattan, avec une semaine aux bahamas et une à rome. les scènes d'intérieur des palaces de rome, londres et dubai ont été réalisées à new york et les plans d'extérieur tournés par une seconde équipe. la mise en place de la séquence dans grand central station a été un vrai casse-tête, nécessitant un gros effort de coordination avec les services municipaux. pour tourner la scène, l'équipe a commencé un dimanche à 4h et a dû terminé rapidement à 9h car il était impossible de retarder l'arrivée des trains et de mobiliser trop longtemps les figurants.