mon palmarès ciné 2008

2008 aura été une année riche en sorties prometteuses mais dont beaucoup se sont révélées somme toute assez décevantes. j'ai recensé un score plutôt modeste de 25 films vus en salle (sans compter les dévédés). passons rapidement sur les foutages de gueule comme rec ou x-files: régénération, les déceptions comme sweeney todd ou burn after reading, voire grosses déceptions comme indiana jones 4, phénomènes ou max payne, les ratages en règle comme la momie 3, quantum of solace ou le jour où la terre s'arrêta, et enfin les "oui mais…" comme eagle eye, bienvenue chez les ch'tis, get smart, kung fu panda, aliens vs predator 2: requiem ou largo winch, pour nous concentrer sur un palmarès un chouïa plus compact et qui le mérite, à mes yeux, davantage…

n°10: babylon a.d. (mathieu kassovitz) – adaptation ambitieuse car jamais évidente dès lors qu'il s'agit d'un roman de maurice dantec (babylon babies, en l'occurrence), ce film presque méprisé par kassovitz est pourtant maîtrisé de bout en bout avec un vin diesel toujours égal à lui-même, c'est-à-dire royal.

n°9: be kind rewind (michel gondry) – petit film "à la gondry", fait avec peu de moyens, mais où l'idée est le moteur de tout et où l'humanité devient poésie. génial, même si la seconde partie retombe un peu.

n°8: the dark knight (christopher nolan) – deuxième opus du "nouveau" batman façon nolan/bale. nouveau car tout l'est: la ville (gotham city ressemble désormais à chicago), la copine de batman (qui ressemble plus à maggie gyllenhaal qu'à katie holmes), la nuit (qui n'occupe plus une place prépondérante dans les scènes-clés), et même le titre qui, pour la première fois, ne contient pas le mot batman. déroutant mais intéressant, avec un regretté heath ledger magistral…

n°7: mirrors (alexandre aja) – chouette petit thriller fantastique avec un kiefer sutherland dépressif (pour changer) qui accepte un job de gardiennage dans un grand magasin désaffecté et découvre rapidement qu'une force maléfique leur en veut, à lui et à sa famille. problème, cette force se cache dans les miroirs… bravo au frenchie aja de redonner au genre ses lettres de noblesse et de montrer qu'on peut encore faire (un peu) frissonner avec de bonnes histoires…

n°6: wanted (timur beckmambetov) – auteur survolté et créatif de la trilogie nightwatch, daywatch et duskwatch, beckmambetov est connu (par les amateurs) pour son style surexcité emprunt d'effets visuels à la matrix et d'action à la john woo. adapté presque plan par plan du roman graphique de mark millar, le film est une excellente surprise… pour qui aime le genre.

n°5: hancock (peter berg) – ça faisait longtemps qu'un film de super-héros ne m'avait pas surpris à ce point. certes, la base scénaristique est toujours la même pour ce genre de sujet: comment vivre, quand on est différent, parmi des hommes qui nous rejettent, même si on leur sauve parfois la vie? mais d'une part hancock, super-anti-héros, est immédiatement sympathique (merci will smith qui n'en fait pas des tonnes) et d'autre part, le film bifurque vers une direction surprenante qui justifie tout ce que fait le héros et renforce l'intérêt de l'histoire…

n°4: mr73 (olivier marchal) – polar d'une beauté saisissante qui prend au ventre, parsemé de personnages brisés et d'instants extirpés à la réalité, môssieur marchal donne à auteuil l'un de ses plus beaux rôles et nous prouve que le genre se porte décidément à merveille.

n°3: no country for old men (joel & ethan coen) – difficile à recommander juste après le générique de fin, déroutant pour les fans, après deux comédies, le douzième film des frères coen peut paraître hermétique de prime abord mais se révèle limpide à la 2ème vision, tant la métaphore est évidente…

n°2: cloverfield (matt reeves) – le cinéma américain renoue enfin avec le sensationnel, au sens premier du terme, avec ce "petit" film de monstre relatant l'attaque de manhattan par une créature gigantesque que j.j. abrams (créateur de lost) et son metteur en scène d'ami reeves mettent un temps fou à nous montrer (après il est vrai nous avoir fait mousser pendant des mois). quoique pas mal gerbatif (merci l'effet caméscope qui, pensait-on, mettrait un terme définitif à ce type de filmage, jusqu'à rec), et se terminant trop tôt (on voudrait que ça ne s'arrête jamais), le film est jouissif de bout en bout…

n°1: wall-e (andrew stanton) – un seul mot: merveille!!!!