shrek 4, il était une fin

Shrek 4
réal. mike mitchell, int. mike myers, eddie murphy, cameron diaz, antonio banderas, john cleese, julie andrews. 2010, 930. 2,5 pouces

le synopsis
shrek s'ennuie. il a tout réussi dans sa vie, terrassé un dragon, sauvé une princesse, rencontré l'amour, et il est aimé de tous. et c'est bien là que la bât blesse. il veut retrouver sa vie d'avant, semer la terreur ou péter dans son bain de boue si ça lui chante… il signe donc un…

… pacte avec un nain-magicien pour retrouver, l'espace d'une journée, sa vie d'ogre. mais les choses ne se passent pas comme prévu…

l'avis
ce qui faisait la force du concept shrek, c'était la dérision féroce, le saccage en règle de tous les classiques du conte de fée. or ce quatrième opus se contente de raconter une histoire. certains personnages s'inscrivent bien dans la tradition shrekienne, comme le nain tracassin, mais l'histoire, pas très passionnante et surtout moins drôle, est édulcorée d'une morale type "soyez heureux avec ce que vous avez" d'une platitude limite affligeante. où est passé l'humour au 126ème degré? où sont la fraîcheur d'esprit, la moquerie éhontée, la trouvaille à contre-pied? j'oubliais, c'est le quatrième épisode et surtout, les pontes des studios ont dû exiger que le scénario soit plus "accessible" au plus grand nombre, enfants compris – tant il est vrai que le premier shrek était un film pour adultes -, martelant sans humour tous les poncifs américains sur l'importance de la famille et le fait que tout le monde a droit à une seconde chance. heureusement qu'il y avait la 3d pour mettre un peu de pep dans cette histoire sans vie tant le concept est aujourd'hui éventé. quand une histoire n'est pas conçue comme une tri, voire une quadrilogie dès le départ, on devrait toujours s'en tenir à un seul épisode. mais voilà, c'est le revers du succès. les producteurs veulent contenter un public insatiable (et au passage se faire un max de blé, le budget de cet opus s'élevait à 175 millions de dollars, contre 60 pour shrek 2) et, neuf fois et demie sur dix, la fraîcheur se perd en route. dommage. espérons que le spin-off centré sur le seul chat potté sera dans la même veine que le premier shrek, du temps où les ogres et la dérision étaient féroces…