lucy

lucy
réal. et scénario luc besson, int. scarlett johansson, morgan freeman, min-sik choi, amr waked. 2014, 89′. 2,5 pouces

le synopsis
une étudiante (johansson) que des malfrats coréens ont utilisée comme mule, reçoit une dose massive d’une nouvelle drogue extrêmement puissante. ses capacités cérébrales passent de…

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hommage: alain resnais

Alain resnais
il se destinait au métier d’acteur, intégrant la première promotion de l’idhec à la fin des années 1940. et puis il avait bifurqué vers la réalisation. de court et de moyens métrages documentaires d’abord (on se souvient de…

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les enfants du paradis à la cinémathèque française de paris

Les enfants du paradis, l'expo

jusqu’au 27 janvier 2013, la cinémathèque française abrite une exposition passionnante et magnifique sur l’un des plus célèbres et des plus grands représentants du cinéma français d’immédiat après-guerre:…

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les vies privées de pippa lee

Les vies privées de pippa lee

réal. rebecca miller, int. robin wright penn, alan arkin, winona ryder, julianne moore, maria bello, keanu reeves, monica bellucci, blake lively. 2009, 93'. 2,5 pouces.

le synopsis
à l'approche de la cinquantaine, une femme mariée (wright penn) au passé agité mais au présent bien rangé décide de changer de vie.

l'avis
pas assez mauvais pour être nul, pas assez bon pour être mémorable, les vies privées est un film en demi-teinte. c'est voulu, me direz-vous, mais…

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le film d’animation publicitaire s’expose…

 

 

musée de la publicité, 107, rue de rivoli, paris. du 22 novembre 2007 au 6 avril 2008. €10

l’exposition
les arts décoratifs retracent pour la première fois l’histoire du film d’animation publicitaire en france. près de 100 films, images d’archives, photos, making of, dessins, interviews de réalisateurs témoignent des relations que la pub entretient avec les créateurs. l’expo vise à réhabiliter ces réalisateurs dont la filmographie a souvent fait école: des pionniers comme émile cohl, alexandre alexeieff ou paul grimault – le réalisateur de…

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le cinéma expressionniste allemand

cinémathèque française, rue de bercy 51, 75012 paris, du 26 octobre 2006 au 22 janvier 2007, €7, http://www.cinematheque.fr

expressionnisme?
« laissez à nous autres allemands les horreurs du délire, les rêves de la fièvre et le royaume des fantômes, l’allemagne est un pays qui convient aux vieilles sorcières, aux peaux d’ours morts, aux golems de tout sexe. ce n’est que de l’autre côté du rhin que de tels spectres peuvent réussir; la france ne sera jamais un pays pour eux », déclare le poète et journaliste heinrich heine en 1833. cette curieuse déclaration d’appropriation d’un genre (sortie il est vrai…

… de son contexte) est bien antérieure à l’apparition de l’expressionnisme mais se rapproche, chronologiquement parlant, du mouvement gothique, apparu au début du 19e siècle notamment dans la littérature anglaise (frankenstein). selon ses concepteurs, l’expressionnisme ne doit pas être réduit ni à un courant de pensée ni à un mouvement artistique: c’est une vision du monde. né officiellement au début du 20e siècle en protestation à la pensée bourgeoise et à l’académisme (comme tous les mouvements prônant un renouveau) et en 1919 au cinéma, il est exacerbé par une guerre sanglante et par l’accablement d’un peuple désireux de vivre à tout prix mais qui ne parvient pas à se délivrer de l’angoisse du lendemain. l’expressionnisme disparaîtra (la fin du monde, prédite par ses poètes) en 1933, avec l’envoi de ses représentants en camps de concentration, leur renvoi des écoles des beaux-arts, la destruction systématique de leurs livres et la vente aux enchères de leurs tableaux pour alimenter le parti nazi (ou leur exposition au mépris du public comme « art dégénéré »).

les thèmes principaux…
il faut, disaient les expressionnistes, se détacher de la nature et s’efforcer de dégager « l’expression la plus expressive » d’un objet. jardins déchiquetés, arbre en fleur se transformant en tête de mort, exaltation de la brume, du clair-obscur, le cinéma expressionniste allemand explore d’autres domaines: les intérieurs, véhiculant des univers discordants aux lignes brisées et aux perspectives forcées où s’opposent ombres et lumières, murs penchés, angles saillants et sols escarpés (le cabinet du docteur caligari); la rue, oblique et sombre, qui engendre des dictateurs, comme dans le dr mabuse ou la peste, comme dans faust; les escaliers, symboles du devenir (les marches en étant les degrés), la rédemption (les pestiférés attendant dans l’escalier de faust), la débauche sexuelle (l’ange bleu), la fuite, bien sûr (le cabinet des figures de cire), la déchéance (le dernier des hommes) et l’holocauste (metropolis); mais aussi le corps humain, instrument absolu dont l’acteur doit se servir pour « inventer des mouvements dépassant la réalité », d’où un jeu très théâtralisé, pour ne pas dire outrancier, pour exprimer un moi terrifiant, hanté par le dédoublement (l’étudiant de prague vend son ombre au diable, faust vend son âme à méphisto, le dr mabuse possède plusieurs visages qui lui permettent d’échapper à la police, la belle kriemhild se transforme en monstre sanguinaire…).

conception artistique et collaboration créative
« la tâche d’un décorateur n’est pas de construire de beaux décors mais de toucher au cœur des choses au-delà de leur surface. c’est cela qui fait de lui un artiste, ou alors mieux vaut prendre un apprenti-charpentier habile », disait paul leni, réalisateur du cabinet des figures de cire (1924). l’expressionniste se caractérise ainsi par un style décoratif proche du cauchemar. jamais réalisateurs, décorateurs, éclairagistes et chefs opérateurs n’ont travaillé dans une telle synergie et
avec un tel respect mutuel. le résultat de cette symbiose entre art, architecture, lumière et film est unique et constitue sans doute l’un des moments les plus forts de l’histoire et de l’esthétique du cinéma.

les principaux films expressionnistes allemands
le cabinet du docteur  caligari (robert wiene, 1920), de l’aube à minuit (karl-heinz martin, 1920), nosferatu (friedrich wilhelm murnau, 1922), dr mabuse, le joueur (fritz lang, 1922), le dernier des hommes (f. w. murnau, 1924), le cabinet des figures de cire (paul leni, 1924), la rue sans joie (georg wilhelm pabst, 1925), l’étudiant de prague (henrik galeen, 1926), faust (f. w. murnau, 1926), metropolis (f. lang, 1927), aurore (f. w. murnau, 1927), l’ange bleu (josef von sternberg, 1930), m le maudit (f. lang, 1931).

excellente exposition au sein d’un musée passionnant. à voir absolument si vous êtes sur paris…

il était une fois disney…

aux sources de l’art des studios disney, grand palais, paris, jusqu’au 15 janvier 2007, € 10.

le talent de walt disney, qui renonce à dessiner dès le milieu des années 1920 (mickey naît en 1928 de son imagination mais sous le trait de crayon de son compère urb iwerks), réside dans une grande intuition artistique, tant dans le choix de ses collaborateurs que dans celui des sources littéraires ou cinématographiques nécessaires à la création de ses films. en engageant les meilleurs artistes européens, débarquant de leur pays natal avec leur bagage culturel, disney le chef d’orchestre s’assure en effet une richesse qui ne sera pas qu’artistique. s’il n’a créé ni le dessin animé ni les histoires qu’il raconte, il leur offre une audience universelle, donc accessible au plus grandnombre, accédant du même coup à une renommée planétaire. mais, … Lire la suite « il était une fois disney… »