bad boys for life


réal. adil el arbi & bilall fallah, scénario chris bremmer, joe carnahan, peter craig, int. will smith, martin lawrence, vanessa hudgens, alexander ludwig, charles melton, paola núñez, kate del castillo. 2019, 124′. 2 pouces

le synopsis
alors que marcus burnett (lawrence) tente de prendre sa retraite, mike lowrey (smith) est…

… la cible d’un mystérieux tueur. ils vont se réunir une dernière fois pour faire face à cette menace mortelle.

l’avis
le synopsis est plus « intéressant » que le film. certes, il y a un peu d’action et will smith est nettement plus en forme qu’un martin lawrence très empâté, mais cette bête histoire de vengeance va, à mon très humble avis, faire vendre moins de pop corn et de coca-cola que les épisodes précédents.

les méchants ont beau être méchamment méchants, les « fuck » ont beau fuser du début à la fin et la coolitude du premier protagoniste a beau s’opposer, comme il se doit dans ce genre de buddy movie, à la résistance du second, la recette (car c’en est une) ne réussit pas à faire naître ne serait-ce qu’un sourire sur nos visages un rien blasés.

on les avait aimés car, entre 1995 et 2003 et sous l’égide de michael bay, ils avaient apporté à l’édifice du buddy movie une pierre réjouissante. dix-sept ans plus tard, ils auraient dû raccrocher les gants, ou faire appel au maître du genre, signataire des deux premiers opus, et à ses scénaristes (et encore, bad boys 2 était aussi chiant que le 3, comme quoi, les nouveaux réal se sont bien fondus dans le moule). et comme toujours en pareil cas, la question se pose: « était-ce bien nécessaire? ». surtout si c’est pour jouer sur cette veine désormais systématique à hollywood: les papys musclés qui se font chambrer mais qui parviennent à démontrer par leur expérience qu’ils peuvent encore botter le cul des jeunes, toujours prompts à se moquer. signe des temps, mais un peu lassant.

préférez l’arme fatale 1, un classique qui n’a pas pris une ride (sauf peut-être la coupe « nuque longue » de mel gibson, créée par ramsey, nous dit-on au générique. c’était une époque).