toy story 4


réal. josh cooley, scénario stephany folsom, andrew stanton, john lasseter, valerie lapointe, int. (voix françaises) jean-philippe puymartin, richard darbois, pierre niney, ariane aggiage, marc arnaud, barbara tissier, audrey fleurot, angèle. 2019, 100′. 4 pouces

le synopsis
conscient de son rôle de jouet – rendre bonnie heureuse – woody est aussi…

… toujours prêt à prendre tous les risques pour sauver ses camarades. cette fois, c’est un jouet bricolé, fourchette, qui va l’emmener dans une nouvelle aventure loin de chez lui…

l’avis
si la base de toy story 4 est récurrente – le jouet a le devoir de rendre heureux son propriétaire et de lui être fidèle et woody, en bon meneur, craint toujours de perdre sa place auprès de l’enfant, soit par abandon, soit par désintérêt -, les aventures se suivent et ne se ressemblent pas vraiment. de nouveaux jouets font ici leur apparition et bouleversent l’univers de nos héros en apportant leur problème, leur humour et leur vision du monde.

ainsi fourchette (auquel pierre niney, qui fait également son entrée dans l’univers pixar, prête sa voix), qui se voit comme un déchet et non comme un jouet (un peu comme buzz en son temps qui, lui, pensait être humain). rudimentaire, le « jouet » fabriqué par bonnie à partir d’objets récupérés parvient à être touchant et à intégrer l’équipe malgré sa différence. formidable message d’espoir et d’humanité. ainsi duke caboom le cascadeur canadien à moto (accent hilarant dans la version française) qui n’a pas réussi à tenir les promesses de sa publicité et qui voit dans cette aventure une seconde chance.

dans ce quatrième, et dernier, épisode (annoncé comme tel par pixar), tous les jouets sont entraînés loin de chez eux, dans un voyage en camping car avec la famille qui les amène à rencontrer la « méchante », en la « personne » d’une poupée des années 50 dont la boîte vocale rend la voix désagréable à entendre. mais, contrairement au vieux chercheur d’or du 2e volet et au nounours rose du 3e qui voulaient se venger des humains, gaby-gaby – ladite poupée à laquelle christina hendricks, la secrétaire plantureuse de mad men, prête sa voix – se révèle avoir juste besoin d’être aimée. ces histoires ne sont pas destinées à faire peur et pixar est par définition une entreprise positive et bienveillante.

tout est bien qui finit bien – qui l’eût cru – et chacun trouve sa place, avec même une surprise de taille à la fin.

côté technique, le rendu est de plus en plus époustouflant – au point que le réalisme de certains plans a dû être « diminué » pour conserver un aspect « animation » – et les humains ont trouvé leur look, un look crédible de personnages de synthèse, qui n’a plus rien à voir avec celui du premier épisode (qui essayait vainement de copier la réalité).

l’une des raisons pour lesquelles le concept de cette saga suscite un tel engouement est que nous avons tous rêvé enfant que nos jouets soient vivants. toy story fait de ce rêve une réalité. et pour la quatrième fois, les scénaristes arrivent à nous émouvoir en prêtant à des jouets des sentiments à la fois humains et adultes, et à nous tirer des larmes lors de la séquence finale.

pixar, maximum respect. un vrai plaisir à chaque fois…