godzilla 2: roi des monstres


réal. michael dougherty, scénario zach shields, max borenstein, int. kyle chandler, vera farmiga, millie bobby brown, ken watanabe, zhang ziyi. 2019, 132′. 2,5 pouces

le synopsis
dix-sept monstres titanesques – rodan, mothra et ghidora, le monstre à trois têtes… en tête – sont sortis de terre et se battent pour la domination de la planète. seul contre tous, godzilla…

… va leur barrer la route et les en empêcher…

l’avis
d’habitude, j’aime bien les films de monstres, mais là…

ce nounours maladroit à grosses écailles sur le dos a beau froncer les sourcils et cracher des rayons nucléaires, il n’arrivait déjà pas à me convaincre dans le premier. dans cet opus-là, comme on dit dans des chiffres et des lettres: pas mieux! certes, les combats sont épiques (c’est l’époque qui veut ça, l’époque épique) et les effets spéciaux sont à la hauteur. mais, à part un scénario qui tient sur la tranche d’une feuille de papier (what did you expect?) et une réalisation fouillie, on ne retient pas grand-chose si ce n’est la diction-papate de ken watanabe et une question: comment l’homme fera-t-il pour vivre APRÈS dans un monde où de gros monstres hauts de 40 étages se sont mis leur race à grands coups de giclées nucléaires? je dis ça je dis rien, j’ai envie de dire. et la couche d’ozone, ils y ont pensé quand godzilla lève la tête et crache son venmin dans les nuages?

si, il y a quand même une autre question qui, je le sens, vous brûle la langue (ou vous tord les lèvres). vous vous demandez « mais POURQUOI va-t-il voir ces films que rien ne prédestine à un avenir souriant? »

je pourrais vous parler de l’inspiration lovecraftienne, de cthulhu, créature gigantesque et tentaculaire vivant dans la cité engloutie de r’lyeh. godzilla n’est rien d’autre qu’un grand ancien au sens lovecraftien (sauf que lui est intra-, et non extraterrestre), lui qui n’était, dans le premier opus, qu’un accident nucléaire et qui se révèle finalement, dans celui-ci, être le défenseur de l’humanité, qui a régné bien avant et régnera bien après le passage de l’être humain sur terre. ce monstre gentil (oui c’est le paradis) qui se réfugie dans une cité engloutie aux allures d’atlantide et qui se régénère à coups de bombes atomiques (ah, ces américains qui ne jurent que par la bombe).

je pourrais vous parler de tout ça et vous dire que le film respecte l’esprit des métrages d’origine. mais rendra-ce le tout plus regardable et intéressant? car au final, c’est qu’un film de castagne entre un gros nounours renfrogné qui détruit la couche d’ozone (alors qu’il est censé veiller à l’équilibre de la planète) et des créatures bien dégueu inventées par des mecs bien chtarbés. et vous avez remarqué? tous les combats se déroulent de nuit et sous la pluie. pour ajouter une touche gothique (cf. les règles de la littérature gothique apparue au 19e siècle avec mary shelley et son frankenstein)? naaan, j’y crois pas. je pense que c’est plutôt une infographiste qui voulait essayer son nouveau soft « rainmaker » avec son rendu incroyable. à part ça, les observateurs apprécieront la bande-annonce et son remix de somewhere over the rainbow façon film catastrophe.

perso, je préfère le look du monstre créé par le français patrick tatopoulos dans la version de roland emmerich (1998) qui avait quand même une autre gueule que ce casimir.