alita: battle angel

réal. robert rodriguez, scénario james cameron, laeta kalogridis, robert rodriguez, d’après l’oeuvre de yukiro kishiro, int. rosa salazar, christoph waltz, jennifer connelly, mahershala ali, ed skrein, jackie earle haley, keean johnson. 2019, 122′. 4 pouces

le synopsis
le docteur dyson ido (waltz) cherche des pièces dans une gigantesque décharge à ciel ouvert. soudain, …

… il repère un buste de cyborg. plus tard dans sa clinique, il ressuscite ledit borg et lui donne le nom d’alita (salazar), le prénom de sa fille disparue. car c’est une cyborgue. très vite, alita se montre intrépide et développe des capacités hors du commun. c’est alors qu’elle cherche à savoir d’où elle vient et qui elle est.

l’avis
bon, je ne suis qu’un misérable ver de terre qui n’a pas lu le manga original, l’oeuvre-référence de maître kishiro. et je me doute bien que l’adaptation cinéma (américaine de surcroît) va davantage dans le sens de l’édulcoration que du respect littéral. donc, j’imagine bien (car je l’ai lu de-ci de-là cahin caha) que les puristes et autres aficionados de la première heure doivent avoir à redire, voire carrément à mépriser l’oeuvre de maître cameron, dont le sieur rodriguez, qui jadis se fit remarquer pour ses tarentinoseries, ses vampires et son mariachisme, se fait ici le servile servant.

certes, iron city y est proprette et la violence gentillette. mais que voulez-vous, pour ne pas être
estampillé « R », le film se devait de parler au plus grand nombre, c’est-à-dire à la masse grasse et populacière qui se fiche des oeuvres originales comme de leur première couche et va au cinéma pour se détendre et oublier son quotidien l’espace de quelques heures. j’en fais, hélas, partie (la plupart du temps).

n’emboîtons donc pas le pas à l’intransigeance du fan de base et laissons-nous aller au plaisir du block-buster en mode pop-corn, débranchons tout et apprécions cet univers original (orignal, comme disent les nord-américains). moi j’ai trouvé de la balle, frais et stylé, pour parler djeune.

toutefois néanmoins cependant, j’ai trouvé peu original que le jeu populaire et médiatisé du moment entre humains et cyborgs – le motorball – soit directement repris de rollerball (je parle de l’original de 1975 signé norman jewison). je ne sais s’il figure dans l’oeuvre de kishiro, mais ils auraient pu se creuser un tantinet le ciboulot pour nous inventer un jeu aussi original que l’univers.

cela dit alita, qui entre-temps a découvert qui elle était avant de finir dans une décahrge, et que nous reverrons dans une deuxième aventure, est à n’en pas douter de ces personnages féminins forts façon ellen ripley auxquels tout un chacun et toute une chacune s’identifie sans peine. on sort de là avec un semblant de banane et l’envie irrépressible de se prendre pour bruce lee et de distribuer à qui veut beignes, mandales et autres châtaignes.

à voir, ne serait-ce que parce que chaque film de james cameron est un événement qui fait avancer le cinéma.