mission impossible: fallout


réal. & scénario christopher mcquarrie, d’après l’oeuvre de bruce geller, int. tom cruise, henry cavill, rebecca ferguson, sean harris, ving rhames, simon pegg, michelle monaghan, vanessa kirby, angela bassett. 2018, 150′. 3,5 pouces

le synopsis
trois ans après les événements du dernier épisode, solomone lane (harris) revient sur le devant de la scène (d’où le titre et non, je ne te dirai pas ce que ça veut dire, ouvre un dico) pour…

… mettre fin à l’ordre mondial as we know it… ethan hunt et ses amis du IMF, bien entendu, ne l’entendent pas de cette oreille.

l’avis
le méchant veut tout faire sauter pour détruire un ordre mondial devenu, selon lui, toxique, à l’aide de trois bombes nucléaires, le suspense ne tenant que parce que lesdites armes ne peuvent être désamorcées que d’une certaine manière. tu veux savoir laquelle? va voir le film.

scénario un peu simplet.

comme tous les héros, ethan hunt (et donc son interprète) vieillit. du coup (oui, j’ai écrit « du coup », il y a des fois où ça se justifie), il se prend des mandales (traduisez « trouve plus fort que lui », non?? si!!). vous me direz, cavill aussi, et il est pourtant beaucoup plus musclé que sieur cruise. il faut dire que leur adversaire est un bol de riz, et les bols de riz, question baston, ça rigole pas.

tout ça pour dire quoi?

ah oui, qu’il ne faut pas aller voir ce film pour le scénario qui, pour une fois, est tellement linéaire que c’en est un peu décevant. si bien qu’on sort de la salle en se disant « je suis un peu déçu ». heureusement, les scènes d’action sont à la hauteur, comme toujours. et comme toujours, notre tom pas national s’approprie toutes les cascades (accroché à un filin gommé par la suite en post-prod mais on s’en fout), se bat, pilote, échappe, poursuit…

j’ouvre ici une parenthèse: marrant d’ailleurs, à chaque fois qu’on voit dans un film, qu’il soit français ou autre, des flics français avec leur tuture blanc et bleu, on ne peut s’empêcher de penser aux films-poubelles de besson dans lesquels les beurs sont les gentils et les flics les idiots. un manichéisme aussi toxique qu’insupportable dont les esprits simples se satisfont pleinement, confondant comédie grossière et droit à l’indignation. quelle pollution. mais je m’écarte.

à propos de flics, la course-poursuite dans paris contient quelques incohérences de parcours. on s’en fout, me direz-vous, et surtout les américains, déjà qu’ils confondent la suisse et la suède, alors les rues de paris, vous pensez! n’empêche, l’ex-parisien aux aguets que je suis a vu le beau (?) tom remonter l’avenue de l’opéra (direction palais garnier, donc) et hop, se retrouver au palais royal, rouler sur le quai des grands-augustins depuis la place saint-michel en direction du pont neuf, et hop, se retrouver juste après sur le pont neuf en direction du quai des grands-augustins. je pinaille vous me direz (en dans « pinaille », il y a « aille »).

où en étais-je?

ah oui, frère adultérin de james bond et cousin issu de berthe de jason bourne, ethan hunt s’en sort à la seconde près et avec les honneurs, mais sait rester humble et digne comme tout héros qui se respecte, non sans avoir éliminé la menace, le méchant et le discrédit qui planait jadis sur tom cruise le chiantologue ex-dyslexique.

bref.

mention spéciale à la très craquante actrice britannique vanessa kirby, alias la veuve blanche qui fait commerce des armes et roule une pelle à cruise avec la langue. le genre de scène qui aide la quasi-totalité des mâles de la planète à s’identifier sur-le-champ au personnage d’ethan hunt.

je médis, comme disait sébastien, mais c’est toujours un agréable moment de cinéma qu’un nouvel épisode de mission impossible. vive la franchise!