pacific rim uprising


réal. steven s. deknight, scénario emily carmichael, kira snyder, t. s. nowlin, steven s. deknight, int. john boyega, scott eastwood, cailee spaeny, rinko kikuchi, jing tian, burn gorman, charlie day. 2018, 111′. 3 pouces

le synopsis
dix ans ont passé depuis la victoire des humains sur les kaiju et la fermeture de la brèche. mais les monstres géants sont sur le point de revenir. comment? …

… vous le saurez en regardant le film, pardi!

l’avis
les scénaristes, ces petits malins, ont usé d’une astuce pour relancer une histoire lucrative et faire du même coup tourner la machine à billets. le twist fonctionne plutôt pas mal mais, curieusement, le film « lasse » plus vite que le premier, qui avait pour lui l’effet de surprise du gigantisme.

à ce propos, force est de constater que, comme dans les années ’50, le cinéma ressort la thématique symbolique du gros monstre en période de crise. comme pour matérialiser l’importance de l’ennemi (le reste du monde?) et réaffirmer la puissance américaine. on pourra s’étonner de ce que, au choix, après la saga transformers, le cinéma américain à grand spectacle, décidément, ne se renouvelle pas, ou que les américains aient constamment besoin d’un ennemi (quitte à se l’inventer) pour mieux se poser en maîtres du monde libre. mais, en l’occurrence, cet ennemi ne serait-il pas intérieur? un président à ce point aveuglé par son idéal protectionniste, voire isolationniste, qu’il en devient dangereux? d’hypothétiques terroristes qui se seraient insidieusement infiltrés sur le territoire de l’oncle sam? mais, avec les armes à feu dont nombre d’américains font usage, et pas seulement dans les écoles, ne feraient-ils pas mieux de s’asseoir et de profiter du spectacle?

ou faut-il vraiment chercher dans ces films pop-corn autre chose que la simple ambition, globalement pas plus détestable que n’importe quelle autre, de gagner de l’argent en masse, en prétendant soustraire les masses bedonnantes et populacières à leur morne quotidien?

au mieux, on appréciera l’efficacité des effets spéciaux, qui reluquent d’ailleurs grave du côté de jurassic park à l’arrivée du t-rex. mais ça, c’est une autre histoire…