coco


réal. lee unkrich & adrian molina, scénario matthew aldrich, adrian molina, int. anthony gonzalez (viii), benjamin bratt, gael garcía bernal, edward james olmos, alanna ulbach. 2017, 105′. 3,5 pouces

le synopsis
la musique est bannie de la famille de miguel (gonzalez) depuis plusieurs générations. or le garçon de 12 ans rêve de devenir musicien, comme son idole, ernesto…

… de la cruz (bratt). or, durant la célébration annuelle des ancêtres, miguel se trouve propulsé au pays des morts et va découvrir la véritable histoire de sa famille…

l’avis
ce qui frappe dès les premières images de ce bien joli petit film, c’est le rendu des détails. le mexique comme si vous y étiez, sans jamais y être allé, plus vrai que vrai, même si vous n’y connaissez rien. ce réalisme n’est bien sûr pas le fruit du hasard. l’équipe a passé trois ans (!) à effectuer des recherches sur le mexique. le réal lee unkrich raconte: « dès l’instant où nous avons décidé de raconter une histoire se déroulant au mexique, nous avons organisé notre premier voyage de recherches. trois ans durant, nous avons exploré musées, marchés, places, ateliers, églises, haciendas et cimetières à travers le mexique. des familles nous ont ouvert leurs portes et nous ont parlé de leur nourriture, de leur musique, de leurs moyens de subsistance et de leurs traditions. nous avons été témoins de l’importance qu’ils accordent à la famille. c’est cela qui nous a donné envie de raconter cette histoire. nous voulions explorer les liens familiaux qui nous unissent aux générations qui nous ont précédés. l’histoire de coco célèbre le passé tout en étant tournée vers l’avenir. » ceci explique cela et fait du film un régal pour les yeux. côté histoire, on n’est pas en reste puisque les scénaristes, qui sont aussi les réalisateurs, ont concocté un récit riche en rebondissements, auquel le twist final apporte un regain d’intérêt.

pour le marché brésilien, le film a été rebaptisé viva du fait de la proximité avec le mot brésilien cocô, dont l’un des sens est « merde ». les réseaux sociaux ont vivement critiqué le film, dénonçant le marketing développé autour d’une fête sacrée. mais, ironie, l’une des figures de la polémique a été engagée comme consultant sur le film.

reste que ce film d’animation colle parfaitement à l’esprit mexicain qui préside à cette tradition de célébration des morts, empreint d’un mélange de joie et de respect.