the hitman’s bodyguard

réal. patrick hughes, scénario tom o’connor, int. ryan reynolds, samuel l. jackson, élodie yung, gary oldman, salma hayek, sam hazeldine, joaquim de almeida, richard e. grant. 2017, 118′. 3,5 pouces

le synopsis
darius kincaid (jackson), redoutable tueur à gages, est contraint de témoigner contre son ancien employeur, un dictateur biélorusse (oldman), devant la cour internationale de justice, à la haye. chargé…

… de l’escorter jusqu’aux pays-bas, interpol engage alors michael bryce (reynolds), le meilleur garde du corps de la profession. sans savoir que les deux hommes sont ennemis depuis longtemps…

l’avis
revoilà le buddy movie, l’antagonisme obligé des deux personnages en constituant l’essentiel du ressort comique. eh oui, pas d’antagonisme, pas de tension, pas de tension, pas d’humour, pas d’humour… pas d’intérêt, pas d’intérêt, bon j’arrête. même si le film n’est pas hilarant, comme le laisse entendre l’affiche, ça fonctionne plutôt pas mal: d’un côté un maniaque tendance psychorigide auquel reynolds apporte sa touche d’humour sobre habituelle, de l’autre la coolitude incarnée (c’est d’ailleurs le surnom – mr. cool – de jackson), même dans les situations les plus extrêmes. et ces deux-là se détestent d’autant plus que kincaid a passé l’essentiel de ces dix dernières années à tenter d’assassiner bryce et qu’il lui a fait perdre son triple a de garde du corps en assassinant, « parce qu’il était dans le coin ce jour-là », l’un de ses clients. le film commence vraiment deux ans après l’incident. l’orgueil démesuré de bryce en a pris un sacré coup et il est complètement perdu. aussi, lorsque son ex-petite amie lui confie cette mission, il n’a pas d’autre choix que d’accepter.

on pense bien sûr à riggs et murtaugh, l’inoubliable duo de l’arme fatale, et pas seulement parce qu’il y a un blanc et un noir. mais riggs et murtaugh (surtout riggs) allaient beaucoup plus loin dans l’extrême et l’humour. ici, même si les séquences d’action sont bien ficelées, les personnages sont plus, comment dire… lisses? kincaid a beau y aller de ses « motherfucker » à chaque réplique, le personnage est un peu sage pour un tueur à gages. (je sais, ça rime). on notera la présence de la toujours caliente salma hayek en épouse emprisonnée de kincaid qui sème la terreur auprès de ses co-détenus et distribue des marrons en veux-tu en voilà. un autre personnage assez drôle à la red.

pour souligner l’intention comique du film, une autre affiche a été créée (et qu’on n’a pas vue ici), clin d’oeil plus qu’appuyé et carrément hilarant cette fois à celle de bodyguard (1992) avec costner et houston, où reynolds porte, non sans réprimer une grimace d’effort, un jackson regardant la caméra d’un air de dire « what are you looking at, motherfucker? ».

un bon moment…