american assassin


réal. michael cuesta, scénario stephen schiff, michael finch, edward zwick, marshall herskovitz, d’après l’oeuvre de vince flynn, int. dylan o’brien, michael keaton, sanaa lathan, taylor kitsch, shiva negar, scott adkins, david suchet, navid negahban. 2017, 112′. 3,5 pouces

le synopsis
suite à une attaque terroriste sur une plage d’ibiza où il a perdu sa petite amie, mitch (o’brien) se lance dans…

… une croisade solitaire contre les responsables. en chemin, il est recruté par la cia…

l’avis
ç’aurait pu n’être qu’une bête histoire de vengeance, genre « aw, on t’a fait bobo, alors tu veux te venger du méchant monsieur? ». heureusement, c’est un tout petit peu plus malin que ça car le personnage principal, même s’il est solitaire au début, intègre vite une unité d’élite pour « rétablir l’ordre » dans les pays « politiquement à risque ». avec un grain de sable qui se greffe à l’intrigue: un ancien de la cia devenu mercenaire associé aux terroristes. le fond géopolitique ainsi créé donne au film, qui encore une fois n’aurait pu être qu’un film d’action de plus, un intérêt bienvenu et une couleur d’espionnage et de contre-terrorisme actuelle (la menace nucléaire) à la résonance terriblement actuelle.

certes, ce personnage a un problème avec l’autorité, il n’obéit pas aux ordres et il est mu par un sentiment de vengeance. mais son indiscipline n’est pas incompatible avec le sens du devoir et la solidarité avec le groupe. elle produit même des résultats que le plus aguerri de ses supérieurs est obligé de reconnaître. ce qui rend humain le personnage, c’est qu’il est doué mais pas invincible, donc moins jason bourne que james bond (mais sans le côté gadgets). quant à o’brien, héros de la trilogie du labyrinthe, sa maturité colle bien à la détermination du personnage et fait quelque peu oublier la jeunesse de ses traits.

un assez bon moment de cinoche d’action.