the lost city of z


réal. & scénario james gray, d’après le roman de david grann, int. charlie hunnam, sienna miller, tom holland, robert pattinson, angus macfadyen, edward ashley. 2017, 142′. 3,5 pouces

le synopsis
l’histoire vraie de percival harrison fawcett (hunnam), explorateur parmi les plus grands du xxe siècle. engagé par la société géographique royale d’angleterre pour…

… cartographier les frontières entre le brésil et la bolivie, pays alors en conflit pour le monople du caoutchouc, il découvre ce qu’il pense être une cité perdue très ancienne…

l’avis
l’homme a donc vraiment vécu (1867-1925?) et inspiré nombre d’auteurs de romans et de bandes dessinées, notamment hergé et son oreille cassée, mais aussi henri vernes et son bob morane. sir arthur conan doyle, qui était ami avec fawcett, s’inspirera également de ses découvertes pour écrire le monde perdu (1912), premier d’une série de cinq romans d’aventure.

le film raconte donc la quête quasi obsessionnelle d’un passionné qui croit avoir découvert le graal après lequel tout explorateur court sa vie durant. mais le scénario ne développe aucun pathos autour du personnage: l’homme possède la détermination tranquille que fournissent les certitudes. le spectateur quant à lui suit ses aventures avec la tranquille certitude qu’il ne trouvera jamais sa cité perdue. probablement parce que l’on sait comment l’histoire s’est terminée pour fawcett. ou plutôt on ne sait pas trop puisqu’il a disparu sans laisser de traces vers 1925, et cela malgré plusieurs expéditions de sauvetage organisées dès 1928. les témoignages, y compris ceux des indiens qu’il a côtoyés, sont contradictoires ou imprécis. si bien que le mystère reste entier à ce jour.

le personnage que décrit gray dans son adaptation du roman du journaliste david grann (paru en 2005) est intéressant à double titre: il s’inscrit dans une lutte générale des classes typique de la société britannique du début du xxe siècle et en particulier dans celle à laquelle se livrent les hommes pour trouver leur place dans la société; mais il montre également le combat d’un homme en contradiction avec lui-même, tout à la fois officier ambitieux mais en désaccord avec sa hiérarchie, père de famille aimant mais n’hésitant pas à la quitter pour accomplir sa destinée, soldat pragmatique en proie à une quête spirituelle.

si cette quête est fascinante en soi, l’homme qui l’accomplit l’est peut-être plus encore. et c’est sans doute davantage pour cela qu’il faut voir la cité perdue de z