baby boss


réal. tom mcgrath, scénario michael mccullers, d’après l’oeuvre de marla frazee, int. (voix originales) miles christopher bakshi, alec baldwin, steve buscemi, jimmy kimmel, lisa kudrow, tobey mcguire, conrad vernon, (voix française) timothé vom dorp, stefan godin, vincent gropionlaurent maurel, sybile tureau, franck gourlat, damien witecka. 2017, 98′. 3,5 pouces

le synopsis
tim, 7 ans, vit une vie parfaite avec ses parents. mais son monde…

… s’écroule et tous ses privilèges avec lui le jour où ses parents adorés rentrent à la maison avec un bébé. surtout que ce bébé porte un costume-cravate, un attaché-case et parle avec la voix d’un quinquagénaire…

l’avis
voilà un petit film sympa qui prend à contre-pied les thèmes chers au cinéma américain (même d’animation) de ces dernières années du genre « va au bout de tes rêves » et autres « ne lâche rien si tu y crois ». ici le thème secondaire est la peur d’être abandonné et la jalousie comme réaction au transfert, présumé ou réel, d’attention et d’amour né de l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite soeur.

la tyrannie des sentiments qu’entraîne cette présence non désirée, voire carrément rejetée, par l’aîné se trouve ici adoucie par le fait que, se servant de son imagination débridée, il va s’inventer une histoire pour sinon accepter, du moins tolérer ce bouleversement. le bébé va donc être un espion envoyé pour une mission qu’il ne peut accomplir seul: lutter contre la montée en puissance des animaux de compagnie, que les jeunes adultes adoptent de plus en plus au lieu de faire des bébés. cette sous-intrigue, qui rend la lecture du conflit intérieur de l’enfant plus intéressant et moins linéaire, enrichit du même coup l’intrigue principale dont émerge le thème principal: la construction de la personnalité à travers l’apprentissage du partage et l’acceptation d’autrui.

bien vu pour ce film d’animation bien moins enfantin qu’on pourrait croire de prime abord.