sing

réal. & scénario garth jennings, int. (voix originales) matthew mcconaughey, reese witherspoone, seth mcfarlane, scarlett johansson, john c. reilly, taron egerton, tori kelly, jennifer saunders, (voix françaises) patrick bruel, jennifer bartoli, élodie martelet, sacha, perez, laurent gerra. 2016, 108′. 3 pouces

le synopsis
buster moon (mcconaughey) a hérité le théâtre de son père. mais tous ses spectacles sont des échecs et il se retrouve sans le sou. c’est alors qu’il a l’idée…

… d’organiser un concours de chant pour relancer sa machine. mais tout ne va pas se passer comme prévu…

l’avis
bon, le coup de « je vais réussir malgré l’adversité parce que j’y crois » est archi-archi-archi-rabâché. et ce n’est pas l’idée de transposer les personnages et leur psychologie sur des animaux qui change quoi que ce soit. ce n’est donc pas du côté du scénario qu’il faut chercher les qualités de cet agréable film d’animation. les idées, dans beaucoup de domaines d’ailleurs, sont très souvent identiques. ce qui fait la différence, c’est la manière dont elles sont traitées.

ce qui crée la surprise ici, c’est le travail sur l’anthropomorphisme des animateurs des studios illumination (le même qui a créé la franchise moi, moche et méchant et des minions): les personnages ne sont pas figés dans leurs caractéristiques animalières. exemple, buster moon est hyperactif et optimisme alors que les koalas sont des animaux lents et très doux. l’idée étant de véhiculer le message que tout est possible malgré les stéréotypes. à part ça, il faudra qu’on m’explique pourquoi, dans les films d’animation, les cochons ont souvent un accent allemand…

l’autre surprise, c’est le nombre hallucinant de chansons connues (65), des années 1940 à nos jours, avec toutes les générations représentées, de l’arrière-garde à la relève, de frank sinatra à ariana grande (bonjour le poste « droits d’auteur et/ou d’interprétation » dans le budget du film). ce qui fait que le film entier donne envie de se lever et de danser. à noter que, pour la version française, ce sont des chanteurs – jennifer bartoli ou sacha perez – qui interprètent les voix des personnages censés chanter. certains acteurs de la version originale, comme seth mcfarlane, ont pris des cours pour interpréter leur chanson (dans son cas, my way).

et comme toujours, les effets sont impressionnants de réalisme, les poils, les pics mais aussi l’eau. mais, blasés que nous sommes devenus à force de voir une qualité sans cesse améliorée pour le même prix, ce n’est même pas pour ça qu’on va voir ce genre de film. soyez-y donc attentifs, s’il vous plaît, si vous le visionnez, histoire de rendre hommage à l’énorme travail des animateurs (aidés il est vrai par les ordinateurs, mais ce n’est pas une raison), français pour leur très grande majorité.

tous en scène est un très bon moment de détente.