the jane doe identity

réal. andré ovredal, scénario ian b. goldberg, richard naing, int. emile hirsch, brian cox, olwen catherine kelly, ophelia lovibond, michael mcelhatton. 2017, 89′. 3,5 pouces

le synopsis
un horrible carnage a eu lieu dans une maison et le corps d’une jeune femme (kelly), nu et immaculé, est découvert…

… dans la cave à moitié enterré. quand la police la leur amène pour l’autopsie, tommy tilden (cox) et son fils austin (hirsch) sont loin de se douter de ce qui les attend…

l’avis
un petit film d’horreur comme on les aime (et quand je dis « on », c’est surtout « je »). bien ficelé, avec un lieu propice (une morgue) à la survenue inopinée d’une terreur viscérale, une vraie (et bonne) histoire qui mélange les genres – le polar et le thriller fantastique -, la confrontation de la science et de l’inexplicable, du réalisme et du surnaturel, de l’expérience et de l’inconnu, une montée d’angoisse savamment dosée, quelques effets horrifiques bien amenés (le grelot, un coup de génie!), deux acteurs confirmés qu’on n’a pas l’habitude de voir dans ce genre, mais qui mine de rien apportent une bonne crédibilité au récit, bref, si le cinéma d’horreur vous fait peur, the jane doe identity vous fera faire quelques bonds sur votre fauteuil.

brèves de coulisses…
à noter qu’olwen catherine kelly fait une entrée fracassante dans le 7e art avec, pour sa première apparition à l’écran, le rôle d’une… morte. nue, qui plus est. on ne la voit donc jamais ni vivante ni habillée, même pas à la faveur d’un petit flashback. en plus de porter de nombreuses prothèses pour les séquences d’autopsie où son cadavre est presque entièrement éviscéré, la jeune actrice a dû suivre des cours de yoga et de méditation, et apprendre la respiration superficielle pour faire semblant d’être morte. une chose est sûre: elle est crédible. et le réal joue avec les nerfs du spectateur qui s’attend constamment, lors des très nombreux plans sur le visage angélique et sans vie de la jeune femme, à la voir se réveiller. classique pour faire monter l’angoisse.

si les scènes d’intérieur ont été tournées en studio – un entrepôt de 2 000 m2 transformé en morgue – la séquence d’ouverture et les extérieurs de la maison des tilden ont été tournés en angleterre.

the jane doe… est de ces films dont le titre anglais original (the autopsy of jane doe) a été traduit par un titre… anglais, jouant sans doute sur les consonances avec the jason bourne identity.