kong: skull island


réal. jordan vogt-roberts, scénario max borenstein, dan gilroy, derek connolly, int. tom hiddleston, brie larson, john goodman, samuel l. jackson, john c. reilly, toby kebbel. 2017, 119′. 3,5 pouces

le synopsis
un groupe d’explorateurs emmenés par bill randa (goodman) se rend sur une île encore inconnue du pacifique – l’île du crâne – pour tenter d’étayer une théorie selon laquelle…

… la planète contient des cavités énormes peuplées de monstres…

l’avis
on est loin du film de merian c. cooper et d’ernest b. schoedsack (1933) et de ses deux remakes (john guillermin, 1976 et peter jackson, 2005). cette version est intéressante à deux titres.

la première intention des producteurs du film est de dépoussiérer radicalement le mythe: ici donc, point de cinéaste découvrant une bête géante ni d’histoire d’amour entre une belle et une bête. pas davantage de retour forcé à new york avec un animal de cirque finissant par détruire des biplanes du haut de l’empire state building. cette histoire-là, on la connaît.

ce qui n’empêche pas un déchaînement de violence titanesque, car kong n’est pas seul sur l’île, comme on peut le voir dans la bande-annonce. cela dit, on est toutefois très loin de la surenchère de la version de jackson et toutes ces créatures ne sont pas foncièrement hostiles.

je n’en dirai pas plus car cela risquerait de gâcher votre plaisir. sachez juste que les producteurs sont les mêmes que le dernier godzilla et que kong est bien plus grand que dans les films précédents, genre immeuble de 25 étages (ce qui amènerait logiquement à la conséquence de la première intention, mais shut, n’en disons pas plus).

les fans du genre et de cette figure mythique du cinéma fantastico-science-fictionnel ne devraient pas être déçus. ils devraient même être plutôt séduits. allez le voir en imax 3d, les effets spéciaux et la bof dépotent bien. mais un conseil: ne partez pas avant la toute fin du générique.