sully

sully
réal. clint eastwood, scénario todd tomarnicki, d’après l’oeuvre de chesley sullenberger, int. tom hanks, aaron eckhart, laura linney, anna gunn. 2016, 96′. 3,5 pouces

le synopsis
le 15 janvier 2009, le commandant chesley sullenberger, surnommé sully (hanks), réussit à poser son a320, en détresse moteur, sur l’hudson, à l’ouest de manhattan, sauvant la vie de 155 passagers. mais,…

… loin de le prendre pour le héros que le pays voit en lui, l’assureur le soupçonne d’avoir détruit un avion qu’il aurait pu poser sur l’un des deux aéroports proches: newark ou teterboro…

l’avis
reposant sur des faits authentiques, le film est habile à retracer, à coups de flashbacks, les événements qui ont conduit cet homme à prendre une décision pour laquelle aucun pilote n’est formé. et aussi la chasse à l’homme déguisée en enquête qui tentera, à coups d’avis d’experts et de simulations, de jeter le discrédit sur sullenberger. ces 208 secondes cruciales ont bien failli coûter ses 40 ans de carrière à l’auteur des faits. or, et c’est un peu le message du film, l’expérience vaut mieux que n’importe quelle simulation informatique, un message dont les managers d’aujourd’hui seraient bien avisés de s’inspirer. celui que les new yorkais, pourtant traumatisés par les attentats de 2001, mais aussi l’amérique tout entière, ont instantanément élevé au rang de héros, officie aujourd’hui en qualité d’intervenant-expert en aéronautique de la chaîne cbs.

avec son drame biographique teinté d’action, eastwood réussit là un joli petit film hommage, simple et émouvant. ponctué bien sûr d’une bande son comme seul lui sait les composer: quelques notes au piano, comme pour montrer du doigt la dérision de la condition humaine, agrémentées d’un zeste d’esprit jazz, comme pour redonner espoir aux plus pessimistes (et puis aussi parce que le vieux clint ne compte pas se refaire, à son âge vénérable).

à voir, pour savoir…