doctor strange

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réal. scott derrickson, scénario jon spaihts, scott derrickson, c. robert cargill, int. benedict cumberbatch, rachel mcadams, tilda swinton, chiwetel ejiofor, mads mikkelsen, benedict wong. 2016, 115′. 3,5 pouces

le synopsis
stephen strange (cumberbatch) est un neurochirurgien très talentueux et à l’ego démesuré (pléonasme). victime…

… d’un très grave accident de voiture, il perd l’usage de son instrument le plus précieux: ses mains. désespéré, il se rend au népal chez une « guérisseuse d’âme ». venu soigner ses mains, il va finalement guérir le monde de forces maléfiques…

l’avis
voilà un film qui mérite vraiment d’être vu en 3d.

récurrente quels que soient les protagonistes, l’histoire s’inscrit dans la vision manichéenne de l’univers selon marvel: la lutte – et la victoire – du bien contre le mal, ce qui est finalement assez pratique car ça évite de trop réfléchir. cinéma pop corn, quand tu nous tiens. sauf que là, les effets spéciaux sont tout simplement époustouflants. visuellement, inception, c’était de la gnognotte à côté. et l’immixion des univers parallèles dans le monde réel est vertigineuse. l’arrivée de strange dans ce « monastère » tibétain et la découverte des possibilités de l’esprit font un peu penser à batman à la sauce nolan et à l’initiation de m. anderson, mieux connu sous le nom de keanu reeves, par morpheus, alias laurence fishburne, dans matrix.

à part ça, cumberbatch apporte au personnage cette froideur teintée d’un second degré bienvenu qu’on lui connaît depuis sherlock, rôle qui l’a révélé au monde, froideur facilitée il est vrai par une physionomie reconnaissable entre mille. il prend pour le rôle un pseudo-accent américain moins crédible que ne l’était celui de hugh laurie dans dr house.

quelques moments d’humour surprenants mais légers et bien placés viennent parfaire ce film très réussi, notamment la rencontre entre kaecilius (mikkelsen, toujours bien en méchant froid et trèèèès dangereux) et strange, reposant, entre deux mandales intersidérales, sur deux répliques décalées et digne du dîner de cons sur le patronyme de notre héros.

encore deux choses: 1. c’est devenu un quasi-rituel, stan lee, l’homme par qui tout est arrivé, fait une apparition comme le faisait jadis alfred hitchcock. 2. si vous ne le savez pas encore, depuis le temps, ne partez surtout pas avant la toute fin du générique: marvel conclut toujours ses films par l’annonce de la suite…

à voir séance tenante et sans modération…