hommage: gene wilder

gene wilder
jerome silberman, alias gene wilder, fit rire l’adolescent que je fus. ce gars-là avait inventé un style d’humour qui n’appartenait qu’à lui, un humour potache très caractéristique, fait de…

… silences éloquents et de regards entendus, qui était tout l’opposé d’une quelconque vulgarité. gene wilder était le gentleman de la blague salace. sa marque de fabrique? un je-ne-sais-quoi d’aristo et un style pince-sans-rire. quatre décennies plus tard, quand je revois ses films, l’homme me fait encore sourire par sa fraîcheur et sa nouveauté. homme de théâtre au début des années ’60, il brûle les planches à broadway jusqu’à ce que mel brooks le remarque dans une pièce qu’il joue aux côtés d’anne bancroft, épouse du réalisateur. c’est le coup d’envoi d’une collaboration fructueuse qui durera dix ans, des producteurs (the producers, 1968) à frankenstein junior (young frankenstein, 1974), en passant par le shérif est en prison (blazing saddles, 1974). discret depuis le décès de sa deuxième épouse gilda radner en 1989, il apparaîtra dans trois longs métrages en dix ans, le dernier étant le téléfilm alice au pays des merveilles (nick willing, 1999). depuis, pourtant devenu un phénomène sur internet, gene wilder a cessé de faire rire le monde. atteint de la maladie d’alzheimer depuis trois ans, il s’est éteint chez lui. il avait 83 ans.