lights out

lights out
réal. david f. sandberg, scénario eric heisserer, david f. sandberg, d’après le court-métrage de david f. sandberg. int. teresa palmer, mario bello, gabriel bateman, alexander dipersia, alicia vela-bailey, billy burke. 2016, 89′. 3,5 pouces

le synopsis
petite, rebecca (palmer) avait peur panique du noir. elle pensait en avoir fini avec ses terreurs enfantines en grandissant, mais voilà que son petit frère martin (bateman) est en proie aux mêmes phénomènes surnaturels. car…

… une créature terrifiante, liée à leur mère sophie (bello) rôde mais uniquement dans le noir…

l’avis
ça faisait longtemps que j’avais fait des bonds sur mon fauteuil, petits certes, des bondinets, mais quand même. et pourtant j’avais vu la bande-annonce. soyez honnête, vous n’avez jamais couru après avoir éteint la lumière derrière vous en sortant de la cave? car le film joue sur la peur la plus universelle: la peur du noir. et ici, il ne s’agit pas d’obscurité, il s’agit de noir profond, ce qui est bien plus angoissant. fort de ce constat, sandberg, qui adapte ici un court qu’il avait réalisé en 2013, ne se prive pas de jouer non seulement avec tous les codes du film d’horreur, mais également avec les effets qui nous renvoient illico à nos terreurs d’enfants. c’est super-efficace et passablement flippant.

à part ça, outre le côté bouh fais-moi peur, ce qui fait l’intérêt du film est qu’il est construit autour d’un scénario (si, si!) qui tient la route (si je vous le dis). vous me direz « c’est la moindre des choses », je vous répondrai du tac au tac, avec mon sens bien connu de l’à propos « c’est pas évident ».

côté effets spéciaux, ils ont été réduits au minimum (un budget de 5 millions de dollars ne permet malheureusement pas de se livrer à des folies de type star trek). exemple tout bête: les yeux luminescents de la créature dans le noir sont en fait… à la réflexion, je ne vais finalement pas révéler le secret, je m’en voudrais de détruire la magie…

je sais, parmi les centaines de milliers de personnes qui me lisent (fiévreusement, sans nul doute), il y en a peu qui aiment le genre. à ceux-là justement (et à tous les autres aussi, dans l’espoir un peu fou de les convaincre), je dirai que rares sont les films d’horreur aujourd’hui sinon à renouveler le genre, du moins à être simplement efficaces. celui-ci fait les deux, qui plus est dans la simplicité. donc quand il y en a un qui se présente, il faut saisir la balle au bond et tromper la canicule dans le noir… climatisé d’une salle quasi déserte (bonheur!) à saupoudrer la moquette cramoisie de pop-corn (rapport aux bondinets précités). parlons-en, tiens, de ces porcs qui saupoudrent en toute impunité, sous prétexte qu' »il y a du personnel pour nettoyer ». mais je m’égare, saint-lazare.

or donc, si vous êtes amateur/-trice du genre, courez, jouez et sautez, ébattez-vous tous à l’envi de la saison, comme disait une chanson du 16e siècle. et si vous ne l’êtes pas, vous vivrez sans doute heureux quand même ;O)…