café society

café society

réal., scénario et narration woody allen, int. jesse eisenberg, kristen stewart, blake lively, steve carell, corey stoll. 2016, 90′. 3 pouces

le synopsis
années 1930. bobby dorfman (eisenberg) quitte new york pour tenter sa chance à hollywood et trouve auprès de son oncle phil (carell)…

… un précieux soutien. bobby tombe vite amoureux de vonnie (stewart), la secrétaire de son oncle. mais il n’est pas au bout de ses surprises…

l’avis
pas le meilleur allen mais pas le plus mauvais non plus. une fois encore, il nous entraîne dans l’une de ces histoires comme lui seul sait nous en raconter, qu’elles soient fantastiques, policières ou simplement dramaticomiques. et une fois encore, c’est un vrai plaisir.

il y a toujours chez lui, même dans les sujets graves, un zeste de tendresse et des pauses-sourires. il ne peut pas s’en empêcher et c’est tant mieux. ici, ces traits d’humour viennent principalement du personnage de ben (stoll), le frère gangster de bobby qui règle les problèmes calmement mais de manière totalement démesurée (le voisin qui écoute sa musique trop fort se retrouve dans un bac à béton).

de son côté, allen égratigne au passage un milieu du show biz qu’il survole de son talent depuis quasiment six décennies en en dépeignant la superficialité (les années 30 n’étant qu’un prétexte). pas très nouveau mais très plaisant.

côté acteurs, eisenberg en fait des caisses dans la caricature du petit juif new yorkais (allen a trouvé sa relève), carell a remplacé au pied levé bruce willis parti officiellement répéter misery à broadway mais officieusement viré par allen car il ne savait pas son texte et avait une « conduite inappropriée » (en gros il faisait sa star), stewart est un peu moins à gifler que d’habitude et lively, comme à l’accoutumée, parfaitement craquante.

à voir, bien sûr, comme tous les films d’allen, qu’ils soient réussis ou pas.