independence day: resurgence

independence day - resurgence

réal. roland emmerich, scénario james a. woods, nicolas wright, roland emmerich, dean devlin, james vanderbilt, int. liam hemsworth, jessie usher, jeff goldblum,bill pullman, william fichtner, maika monroe, sela ward, vivica fox. 2016, 120′. 2,5 pouces

le synopsis
20 ans après leur première attaque de la terre, les aliens reviennent et ils ne sont pas contents…

l’avis
l’été se prête en général assez bien aux blockbusters et celui-ci constituait un prétexte rêvé pour m’engloutir un gros bol de pop corn.

disons-le tout de go: la déception est d’autant plus grande que l’attente fut longue.

ils tenaient là un sujet en or: le retour, 20 ans plus tard, des aliens les plus méchants de l’univers et la défaite annoncée (et donc l’extermination) de la race humaine (comme dans le premier), mais ils ont, comment dire, loupé la marche. autant le premier film recelait un formidable élan d’humanité, un souffle quasi épique, comme dit le porc, une solidarité entre les nations, bref, un truc quoi, autant celui-ci est comme qui dirait bâclé sur un coin de table avec nappe vichy, emballé c’est pesé avec ceci ma ptite dame, circulez ya rien à voir. ou tout comme.

tous les acteurs du premier film ont repris leur rôle. tous ou presque, car on apprend au début du film que le capitaine hiller (smith) est mort accidentellement lors d’un test sur un vaisseau extraterrestre (oui, car les humains ont récupéré une partie de la technologie alien pour vivre en paix – ooooh le beau message). en réalité, will smith n’est pas dans cette suite parce qu’il exigeait un cachet exorbitant de 50 millions de dollars pour participer à l’aventure. il faut avouer que ça exorbite pas mal. du coup, le studio a refusé tout net. du coup, les scénaristes (5 tout de même) ont dû s’y coller: ils ont fait scratch scratch sur leur crâne et ont sorti, dans leur immense génie, cette histoire de mort dans un accident. et du coup, c’est son fils (usher, mais pas le chanteur) qui prend la relève, le ptit doigt sur la couture du dégringolant, brillant comme le fut son géniteur et animé d’une rancune tenace à l’encontre de son pote de toujours (hemsworth) pour une histoire dont tout le monde se fout comme de l’an quarante. pourquoi je vous parle de ces deux gaillards? parce que ce sont eux, genre tout seuls, qui vont sauver la planète. on rit de bon coeur (un peu jaune quand même) devant une énormité aussi énorme que le vaisseau qui amerrit – oui, il recouvre tout l’océan atlantique – dans le but à peine dissimulé de dégommer nozigues. dans le genre surenchère, on fait difficilement mieux. ajoutez à cela une resucée éhontée d’alien et vous aurez compris que cet independence day-là se prend les pieds dans le tapis. ils pensaient ne plus avoir à faire leurs preuves: ils se trompaient lourdement.

la déception est décidément à la hauteur de l’attente.