cannes 2016: le palmarès

cannes 2016 - affiche
festival « différent » des autres en ceci qu’il récompense des films que le public n’a pas encore vus, cannes fêtait cette année sa 69e édition. et son palmarès aura eu le mérite de se mettre toute la critique à dos. « frileux » pour les uns, « inégal » pour les autres, il a de toute évidence privilégié les films contestataires ou militants et apparemment négligé…

… quelques-uns des plus beaux films de la compétition (toujours selon la critique). comme chaque année, composé de personnalités venues de cultures différentes – kirsten dunst, vanessa paradis, donald sutherland, mads mikkelsen, arnaud desplechin, valeria golino, laszlo nemes et katayoon shahabi -, le jury s’est montré indépendant de toute pression médiatique et n’a écouté que son coeur, ses émotions et ses affinités. c’est connu, l’attribution des prix ne dépend que du choix que de ces personnes (plus le président) à un instant t. mais n’est-ce pas là ce que l’on demande à un jury: ne pas répondre aux attentes de la critique, en toute liberté de conscience? d’aucuns ont pu s’agacer du côté militant ou, plus largement, de la personnalité de certains primés, comme xavier dolan.

parmi les moments « forts », on retiendra la vanne vaseuse de laurent lafitte adressée à woody allen (« ces dernières années, vous avez beaucoup tourné en europe alors que vous n’êtes même pas condamné pour viol aux états-unis« ) qui faisait directement référence à roman polanski. gros gros gros malaise, quand on sait que le cinéaste se traîne une réputation de merde (scandales à répétition, accusations de pédophilie et d’agressions sexuelles, etc.), dont le mariage avec sa fille adoptive soon-yi, de 35 ans sa cadette, alors qu’il était en couple avec mia farrow, n’est qu’un exemple. par la suite, grand rétropédalage de lafitte qui a déclaré ne pas avoir été au courant (c’est bien le seul sur cette planète) et que s’il avait su, il n’aurait rien dit (c’est celaaa, oui).

comme souvent, les favoris ou les célébrités – pedro almodóvar, nicole garcia, les frères dardenne, paul verhoeven, sean penn (la risée du festival avec son film the last face, à en croire les échos) – sont tous repartis bredouille.

palmarès de la compétition officielle:

palme d’or: i, daniel blake, ken loach
i, daniel blake
grand prix du jury: juste la fin du monde, xavier dolan
juste la fin du monde

prix d’interprétation féminine: jaclyn jose, ma’rosa
jaclyn jose
prix d’interprétation masculine: shahab hosseini, le client
shahab hosseini

prix du jury: american honey, andrea arnold
ämerican honey
prix de la mise en scène ex-aequo: graduation, cristian mungiu et personal shopper, olivier assayas
baccalauréat
personal shopper
prix du scénario: le client, asghar farhadi

shahab hosseini
caméra d’or: divines, houda benyamina
divines
palme d’or du court métrage: timecode, juanjo gimenez
timecode