everest

everest
réal. baltasar kormákur, scénario simon beaufoy, william nicholson, d’après l’oeuvre de john krakauer into thin air: a personal account of the Mt Everest disaster, int. jason clarke, jake gyllenhaal, josh brolin, john jawkes, michael kelly, sam worthington, robin wright, keira knightley, emily watson. 2015, 122′. 3 pouces

le synopsis
1996. le récit réel de l’ascension désastreuse de l’everest, au même moment mais par deux équipes différentes, et qui va se solder par…

… la mort de huit alpinistes.

l’avis
ce film, c’est chronique d’une mort pas forcément annoncée. car les alpinistes en question étaient chevronnés et avaient fait l’ascension plusieurs fois. rob hall (clarke), notamment, qui organisait des expéditions pour des clients fortunés, n’en était pas à sa première expérience. il a pourtant trouvé la mort pour avoir accédé à la demande de l’un d’eux qui voulait absolument atteindre le sommet, distant de 100 m seulement, alors qu’une tempête se levait. or 100 m, à plus de 8’000 m d’altitude, se parcourent en près d’une heure. cette erreur (faiblesse?) leur coûtera la vie à tous les deux. tous deux pourtant aguerris, scott fischer (gyllenhaal) perdra la vie et beck weathers (brolin) échappera miraculeusement à la mort après une nuit passée dans la tempête, mais perdra ses deux mains et une partie de son visage, gelés. envoyé par le magazine outside pour participer à cette expédition qui se révélera maudite, l’écrivain, journaliste et alpiniste john krakauer (kelly) sera témoin du désastre et écrira un livre-témoignage dont le scénario du film a été tiré.

moi je dis, quand des hommes minuscules (au regard de cette montagne), tout expérimentés qu’ils soient, se mesurent à la férocité de la nature pour tout un tas de raisons qui leur sont personnelles, de la plus noble à la plus futile, faut pas s’étonner qu’il leur arrive des bricoles. et ils sont les premiers à le savoir. car forcément inégal, le combat tournera toujours au désavantage de l’humain. ceux-là ont « joué », croyant qu’ils seraient les plus forts, et beaucoup ont perdu bien plus qu’un simple pari sur le dépassement de leurs petites limites.

bien fait de bout en bout, impressionnant car très réaliste du début à la fin, ce film nous rend voyeurs d’une tragédie qu’on sait inéluctable car ayant réellement eu lieu.