007 spectre

james bond spectre

réal. sam mendes, scénario john logan, neal purvis, robert wade, jez butterworth, int. daniel craig, christoph waltz, léa seydoux, ben whishaw, naomie harris, ralph fiennes, andrew scott, jesper christensen, monica bellucci. 2015, 150′. 3,5 pouces

le synopsis
bond (craig) est chargé de démanteler une redoutable organisation baptisée spectre. il se fait aider par la fille (seydoux) d’un vieil ennemi, mister white (christensen). il va découvrir…

… qu’il existe peut-être un lien entre le chef de l’organisation (waltz) et lui…

l’avis
oui, je sais, ça fait « longtemps » qu’il est sorti et le pire (ou le meilleur), c’est que je l’ai vu en avant-première quasi-vip dans un cinéma genevois ressuscité (lire ici). du coup, en fait d’actualité, c’est quasi la tehon, mais bon…

or donc, après le stade du désaveu de sa hiérarchie (quoique, il est toujours aussi rebelle et pas toujours approuvé) et du seuil d’incompétence, revoilà donc notre héros up and about, animé d’une pêche d’enfer (il en faut pour faire l’amour à une transalpine sans mauvais jeu de mots qui ne doit pas être femme à se satisfaire d’un ptit coup vite fait façon éjaculateur précoce, mais je m’égare) pour mettre à mal une organisation internationale ressortie des tiroirs de l’oubli qui est à lui-même ce que le professeur moriarty est à sherlock holmes: un adversaire à sa mesure (et si vous n’aimez pas les longues phrases, faites une pause au milieu du paragraphe et dites-vous bien que je suis fier et libre, et que je fais ce que je veux car c’est mon blog).

on s’identifie au bond nouvelle génération car s’il est supérieur, il n’en reste pas moins humain. humain car il est malmené et trahi, transpire, tombe amoureux et verse du sang. supérieur car il finit toujours par casser la gueule aux vilains. un mélange très subtil d’humour et de charisme, donc, de faits extraordinaires suscitant l’admiration ancrés dans une réalité géopolitique le plus souvent très actuelle. bref, la marque des grands héros, dont daniel craig a fait immédiatement partie, dès sa première apparition dans casino royale. c’est connu, ce n’est pas le matériel qui fait l’homme et les scénaristes l’ont bien compris. aussi notera-t-on que, paradoxalement, plus la société devient technologique, plus bond se dépourvoit de gadgets pour accomplir ses missions – un défibrilateur portatif par-ci, un émetteur de la taille d’une boîte d’allumettes par-là – ce qui contribue grandement à le déringardiser. ce 4e opus possède donc ce mélange bien dosé qui fait une nouvelle fois recette car il est associé à une histoire prenante (et oui, se dépourvoit).

toutefois, un demi-sourire involontaire en forme de bémol pourra apparaître sur des lèvres pas seulement féminines pourtant conquises lorsque le personnage de franz oberhauser (waltz) expliquera pourquoi il a créé cette super-organisation du crime. de plus, je dis « de plus » car ce qui va suivre n’a rien à voir avec ce qui précède, autant j’adore christoph waltz, autant je ne suis pas convaincu à 100% qu’il était fait pour ce rôle, contrairement à mads mikkelsen, mathieu amalric et javier bardem avant lui, qui cachaient tous un côté effrayant derrière un calme de façade.

on abonde dans le sens de ce bond…