agents très spéciaux – code u.n.c.l.e.

agents très spéciaux

réal. guy ritchie, scénario guy ritchie, lionel wigram, d’après l’oeuvre de sam rolfe, int. henry cavill, armie hammer, alicia vikander, hugh grant, elizabeth debicki. 2015, 117′.  pouces

le synopsis
en pleine guerre froide, napoleon solo (cavill), agent de la cia, et illia kuriakin (hammer), agent du kgb, doivent mettre leur antagonisme ancestral de côté pour mettre hors d’état de nuire…

… une organisation criminelle internationale prête à bouleverser l’ordre mondial…

l’avis
u.n.c.l.e. est l’acronyme de « united network command for law and enforcement ». l’organisation criminelle que les agents poursuivent est t.h.r.u.s.h., acronyme de « technical hierarchy for the removal of undesirables and the subjugation of humanity ». lol, j’ai envie de dire. ça nous replonge dans les années où la guerre était froide et les attaques terroristes étaient quasi inexistantes.

je ne sais pas en france, mais en suisse romande, le film est resté genre 2 semaines sur les écrans. pourquoi? selon moi pour deux raisons principales.

la première: costumes et brushing toujours impeccables, personnages au calme olympien en toutes circonstances, solutions toutes trouvées quelles que soient les situations. on y croirait s’il s’agissait d’un pastiche bien léché de james bond-roger moore, l’acteur à l’expression unique (j’ai nommé le sourcil qui se soulève). mais à mesure que le métrage avance, on réalise qu’il n’en est rien. oss 117 (avec dujardin) et sherlock holmes (avec downey jr.) étant passés par là, tout scénario ne prenant aucun franc parti (l’espionnage pur et dur ou le pastiche, voire la parodie, affiché) est voué à l’échec.

c’est le cas ici: le film ne prenant jamais clairement ni le premier ni le second chemin, il ne provoque par conséquent jamais ni le sourire ni l’adhésion, finissant même par créer un léger agacement.

pourtant, réalisation, décors, reconstitutions, ambiances, stylisme, etc. sont impeccables. même l’intrigue (l’organisation criminelle qui veut semer le chaos à l’échelle planétaire par l’arme atomique) trouve dans l’actualité récente un écho plutôt vrai. mais, et c’est curieux de la part d’un ritchie qui nous avait agréablement surpris avec ses sherlock holmes revisités, le scénario sonne un peu dépassé et n’offre ni second degré ni réinterprétation.

total, et c’est la seconde raison de l’échec du film (à mon humble avis), on n’adhère pas non plus à l’histoire, qui n’est paradoxalement pas si éloignée de celle du dernier james bond ou de n’importe quel autre film d’espionnage.

dommage, c’était prometteur…