seul sur mars

seul sur mars
réal. ridley scott, scénario drew goddard, d’après l’oeuvre d’andy weir, int. matt damon, jessica chastain, jeff daniels, kristen wiig, sean bean, chiwetel ejiofor. 2015, 144′. 2,5 pouces

le synopsis
lors d’une mission sur mars, l’astronaute botaniste mark watney (damon) est laissé pour mort. très vite cependant, la terre, et quatre mois plus tard, ses coéquipiers, apprennent qu’il a survécu. désormais…

… seul sur mars…

l’avis
bande-annonce: LE DERNIER BLOCBEUSTEUR DE RIDLEY SCOTT… « ok, alors, je suis blessé… pas de souci, je vais me soigner… » LAISSÉ POUR MORT SUR UNE PLANÈTE HOSTILE… « bon, ils m’ont planté là, tiens ça me donne une idée: je vais planter des patates. heureusement, je suis botaniste… » IL A PEUT-ÊTRE QUATRE ANS POUR S’EN SORTIR MAIS EN FAIT IL N’EN SAIT RIEN… « bon, maintenant, je vais chercher à me déplacer pour rallier l’atterrissage de la prochaine mission qui n’aura lieu que dans 4 ans (au cas où ils viendraient me chercher)… UN THRILLER HALETANT… mais avant, je vais chercher les restes d’une mission antérieure, échoués plus près, dont je pourrais récupérer le matériel… UN SUSPENSE INSOUTENABLE… « maintenant, j’ai réussi à communiquer avec la terre, ça prend des plombes pour avoir la réponse à un « comment ça va?, mais ils ont annoncé à mes coéquipiers que j’étais vivant et ils vont venir me chercher dans … » DANS L’ESPACE, PERSONNE… etc.

je sais, ça ne se fait pas de raconter la fin dans une bande-annonce. donc je ne vais pas le faire (il s’en sort, oups!).

à quelques exceptions près, tout ou presque réussit à ce personnage rescapé d’interstellar (le même damon, d’ailleurs) et tout est un poil trop facile, même son sauvetage. pas de suspense. pas de désespoir. aucun drame. aucune tension. en quatre mots comme en cent: pas le meilleur scott. en fait, en sept mots comme en cent: pas le meilleur scott, et de loin.

on aurait aimé un peu plus qu’un gars qui prend tout ce qui lui arrive avec calme et s’en sort finalement très bien, simplement en réfléchissant. perso, je ne suis pas client et suis sorti de la projection totalement déçu. sans doute m’attendais-je à une sorte de fable initiatique teintée de thriller métaphysique intersidéral, ou en tout cas à un souffle épique, façon gladiator, voire horrifique, façon alien, une fresque, je ne sais pas, moi, un voyage comme seul scott a su en créer tout au long de sa carrière.

certes, les images sont superbes et le désert jordanien où les séquences extérieures ont été tournées est plutôt crédible. mais the martian est un « survival » où tout est plat (sauf le relief). même pas une petite love story entre jessica la belle rousse (chastain, une autre rescapée d’interstellar) et notre ami matt (même pas une ptite pipe pour 10 dollars? comme dirait edika). pff.

film de commande (c’est pas possible autrement), seul… nous laisse bien seul… avec notre déception.