la machine à explorer le temps

the time machine
réal. george pal, scénario david duncan, d’après l’oeuvre de h. g. wells, int. rod taylor, alan young, whit bissell, yvette mimieux. 1960, 103′. 3,5 pouces

le synopsis
l’inventeur h. g. wells (taylor) fabrique une machine capable de voyager dans le temps. malgré l’incrédulité de ses amis, il…

… se lance dans l’aventure et part pour le futur…

l’avis
malgré la pauvreté des effets spéciaux et des maquillages dû à un manque évident de moyens (les morlocks ont définitivement leur place au panthéon des créatures ridicules), pourtant lui aussi adapté d’un roman du grand h. g. wells, la machine… est un film réussi. et je serais bien en peine de dire pourquoi. l’ambiance, la musique, les personnages? il y a des magies qui opèrent plus facilement dans certains films que dans d’autres.

quoiqu’il en soit, le thème du voyage dans le temps fascine l’homme depuis que… h. g. wells l’a développé. certes, ce voyage-là est « rudimentaire » – un simple aller-retour dans le futur – et n’aborde pas le thème plus récent de l’effet papillon – la modification d’un détail dans le continuum ne peut qu’avoir des répercussions, soulevant l’autre question cruciale des espaces-temps parallèles. mais il permet d’explorer des questions simples et d’assouvir la curiosité la plus élémentaire: de quoi demain sera-t-il fait? que fera l’homme de son savoir et de sa technologie? l’être humain sera-t-il heureux? les guerres auront-elles été abolies? la maladie aura-t-elle été éradiquée? comment la société sera-t-elle organisée? le personnage se rend, tant qu’à faire, au 81e siècle. et si les réponses qu’il trouve sont un peu naïves, elles ont au moins le mérite de proposer une vision et c’est déjà pas mal. bénéficiant d’un rod taylor en grande forme et d’une yvette mimieux en femme-enfant qu’on a envie, au choix, de gifler ou de prendre son sous aile, ce thème universel fait, à mon humble avis, de la machine… un classique du cinéma d’anticipation, comme on disait à l’époque.

à voir et à revoir, sans modération…

pour l’anecdote, le remake de 2002 (que je n’ai pas du tout aimé), a été réalisé par simon wells, l’arrière-petit-fils d’un herbert george wells qui fut, dès 1895 et son premier roman (la machine… donc) très prolifique en histoires fantastiques ou de science-fiction: l’île du dr moreau, l’homme invisible, la guerre des mondes, et d’autres un peu moins connues comme les premiers hommes dans la lune, au temps de la comète ou la guerre dans les airs.