it follows

it follows
réal. & scénario david robert mitchell, int, maika monroe, keir gilchrist, daniel zovatto, jake weary. 2015, 100′. 3 pouces

le synopsis
après une première expérience sexuelle plutôt réussie, jay (monroe) est avertie par son hugh (weary) qu’il lui a transmis…

… une « malédiction »: des personnes vont désormais la suivre dans le but de la tuer…

l’avis
métaphore plutôt subtile et réussie sur le thème du mal inoculé par une relation sexuelle et qui se transforme en chaîne mortelle, it follows est davantage un film sur la fin de l’adolescence et le délicat passage à l’âge adulte, sur la découverte du corps et la quête de soi que le slasher qu’il aurait facilement pu être. un film bien ancré dans son époque qui prend à contre-pied toutes les attentes avec un discours qui s’écarte de la terreur à tout prix pour rappeler aux jeunes générations, loin de tout moralisme inutile, les dangers mortels de certaines attitudes insouciantes. et ces menaces sont d’autant plus flippantes que les « suiveurs » sont lents, leur donnant un côté plus inéluctable que fulgurant (une maladie ayant rarement des effets rapides). sur ce point précis, le film rejoint un autre film vu récemment et qui montrait également la lente progression de la maladie (maggie, hobson, 2014). sans être aussi élogieux que l’affiche ci-dessus (pas exagérer tout de même), disons que, quelques sursauts plus tard (il y a quand même des effets horrifiques), ce film simple dans son idée de départ et efficace dans sa réalisation est une (bonne) surprise.