terminator genisys

terminator genisys
réal. alan taylor, scénario laeta kalogridis, patrick lussier, int. arnold schwarzenegger, jason clarke, emilia clarke, jai courtney, byung-hun lee, j.k. simmons. 2015, 126′. 3,5 pouces

le synopsis
chef de la résistance, john connor (j. clarke) envoie son lieutenant kyle reese (courtney) protéger sa mère sarah connor (e. clarke) et préserver l’avenir de l’humanité. mais…

… une fracture temporelle se crée et kyle se retrouve dans une nouvelle version du passé, avec un allié inattendu, le t-800 (schwarzenegger). et une menace qui a changé de visage…

l’avis
malin. le film est à la fois un remake, un reboot et une suite. il faut donc s’attendre à une trilogie (encore une, ils ne savent plus faire que ça). mais arnold a d’ores et déjà déclaré que sa participation à ce film sera l’avant-dernière. tant mieux. l’âge venant, le personnage du robot fait désormais partie de son passé et l’ex-monsieur univers aspire désormais à autre chose qu’à passer son temps (en gros, bon an mal an les 12 dernières années et plus spécifiquement depuis 2013 et expendables) à déclarer qu’il va revenir, qu’il revient ou qu’il est bon à reléguer au musée. haha, c’est bon les gars, on a bien compris. cette auto-dérision forcée et systématique commence vraiment à ne plus être drôle du tout.

or donc, question histoire: dans un avenir proche, john connor envoie dans le passé un soldat, kyle reese, sauver sa mère, sarah connor, d’un cyborg tueur, le t-800, dont la mission est d’empêcher la naissance du futur leader de la rebellion, lui-même. voilà pour la partie remake. mais les cartes sont rebattues et, quand kyle arrive, la menace t-800 a déjà été écartée, le t-1000 a déjà pris sa place et la vraie menace prend un visage inattendu. ça c’est pour la partie suite/reboot. ici, la théorie est du même acabit que celle de retour vers le futur 2 où il suffit qu’un détail change à un point de la ligne du temps pour créer des temporalités alternatives. pour ce qui est du reboot-remake-suite-clin d’oeil-hommage, le scénario de genisys, plus intelligent que celui de jurassic world, donne donc un twist à l’histoire et c’est tant mieux car la bande-annonce laissait entrevoir les mêmes situations et les mêmes répliques que dans le chef-d’oeuvre de james cameron. sans vouloir être cynique, force est de constater que les voyages temporels et les ambitions financières des studios font décidément bon ménage à hollywood. remarquez, qui s’en plaindra, tant que l’histoire tient la route.

au rayon répliques culte, on n’y échappe pas (il s’agit d’un remake-reboot-suite-clin d’oeil-hommage, vous vous souvenez?): come with me if you want to live a été prononcée par chacun des personnages principaux dans chacun des épisodes (et même dans la série). ici c’est sarah connor qui s’y colle i’ll be back est encore une fois prononcé par le personnage d’arnold. à ce propos, je n’ai jamais compris pourquoi ils ont traduit par je reviendrai et non pas par je vais revenir.

côté titre, outre le sens de « commencement » (ou, en l’occurrence, de « recommencement »), la terminaison « sys » est l’abréviation de « système ». en effet dans le film, genisys est une application ou un système d’exploitation lancé par la société cyberdine system et censé faire progresser (améliorer?) la connectivité entre êtres humains et machines de manière spectaculaire. en fait, depuis renaissance, on sait que le système sera responsable du déclenchement de l’apocalypse. soit dit en passant, le parallèle avec google est flagrant et fait froid (glacé) dans le dos.

question effets spéciaux, le responsable jason matthews a dû créer une réplique en silicone d’arnold pour les scènes un peu périlleuses ou quand le t-800 rencontre son double plus jeune, parée d’armatures en métal et d’articulations. pour ce faire, il a eu recours aux mesures et aux plâtres réalisés sur l’acteur en 1984. pour la séquence de la rencontre des deux cyborg, la tête d’arnold a été incrustée en post-production sur le corps d’un jeune bodybuilder du nom de brett azar. qui passait par là par hasard. je sais, elle est nulle…