tomorrowland

tomorrowland
réal. brad bird, scénario damon lindelof, brad bird, int. george clooney, hugh laurie, britt robertson, raffey cassidy, thomas robinson. 2015, 130′. 3 pouces

le synopsis
ado optimiste et brillante, casey (robertson) entre par hasard (mais en est-ce un?) en contact avec un pin’s qui lui fait entrevoir…

… un monde futuriste où tout est possible. elle rencontre frank (clooney) l’inventeur de cet ailleurs qui en a été chassé. ensemble, ils vont essayer d’y retourner et de changer le monde.

l’avis
sous son épaisse couche fantastico-utopistico-science-fictionnelle, qui rend paradoxalement la chose crédible, le film délivre un message simple: le monde peut être meilleur si nous le voulons*. or ce monde – tomorrowland – existe bel et bien dans une réalité alternative, inaccessible au commun des mortels. la clé pour y entrer est un simple pin’s qui n’est donné, accordé pourrait-on même dire, qu’aux seuls optimistes, créatifs, scientifiques, inventeurs, bref à celles et ceux qui veulent et peuvent changer le monde.

sous ses gros délires de scénaristes qui ont fumé la moquette et ses séquences de folie (elles vous font penser à disneyland? normal, le titre du film reprend le nom d’un parc à thème), tomorrowland s’articule autour de thèmes rafraîchissants (un brin « monde merveilleux de walt disney » quand même) comme l’optimisme, l’espoir et la confiance en soi, et délivre un joli message: l’avenir (de notre planète) est entre nos mains.

cucul la praline? voire. ledit message mérite en tout cas d’être assené dans ce monde désabusé. et puis il respecte la bonne vieille tradition disney: faire rêver. et rien que ça vaut le détour.

au final, même s’il porte l’empreinte de la firme de la petite souris aux grandes oreilles, tomorrowland est ce que j’appellerais un divertissement intelligent, faisant d’une pierre deux coups avec un discours habile s’adressant aux jeunes comme aux moins jeunes.

deux mots sur le réal. non content d’être animateur (rox & rouky, 1981), brad bird est aussi un metteur en scène d’animation (le géant de fer, 1999, les indestructibles, 2004, et ratatouille, 2007) converti plus récemment aux films live, qui plus est blockbusters (mission: impossible – protocole fantôme, 2011). il a refusé de réaliser le prochain épisode de la saga star wars (le réveil de la force, sortie prévue le 18 décembre 2015), excusez du peu, pour refiler le bébé à j. j. abrams (qui ne s’en est pas plaint) et se consacrer à tomorrowland.

à voir pour retrouver son âme d’enfant…

* n’oublions pas que let’s make the world a better place est le credo assené à longueur de parades dans les parcs disney.