house of cards, saison 3

house of cards saison 3
série créée par beau willimon, d’après une mini-série britannique du même nom créée en 1990 par andrew davies, scénario beau willimon, frank pugliese, john mankiewicz, melissa james gibson, billy kennedy, kenneth lin, laura eason, int. kevin spacey, robin wright, michael kelly, molly parker, elizabeth marvel, mahershala ali, derek cecil, nathan darrow. 13 épisodes de 52′. diffusion sur canal+ terminée. 3,5 pouces

le synopsis
francis underwood (spacey) y est enfin arrivé à la fin de la saison précédente. il est devenu…

… le président des états-unis d’amérique. pas élu, certes, mais siégeant. et les ennuis, pour lui et la première dame (wright), ne font que commencer.

l’avis
l’ambiance est différente. frank underwood, dont la légitimité en tant que président, est sérieusement mise en question, doit faire face à des oppositions, parfois franches, parfois sournoises, parfois inattendues, voire à des trahisons d’éléments pourtant fidèles. le jeu et les enjeux s’éloignent des manigances de couloirs pour s’élargir cette fois à la politique extérieure de l’amérique avec son pendant intime: la vie privée du président. son autorité naturelle, voire son caractère extrêmement dominant, qui faisait merveille auparavant, se retourne désormais contre lui. tout ce qu’il a fait pour en arriver là semble vouloir s’effondrer comme un château de cartes (wink wink). or, avoir de l’autorité et être un tyran sont deux choses bien différentes que son entourage ne se prive pas de lui rappeler. frank underwood n’aurait-il rien compris? il est clair qu’il est bien plus facile de tirer les ficelles lorsqu’on n’a pas le pouvoir. mais, attaqué de toutes parts, underwood n’est pas homme à avoir dit son dernier mot.

le personnage de claire underwood (wright magnifique, dans tous les sens du terme) évolue lui aussi dans une direction plutôt inattendue et je dois dire pas très crédible, au vu des saisons précédentes.

bien que critiquée par certains, cette saison se révèle aussi passionnante, bien que différente, que les précédentes, et house of cards reste, c’est mon avis, l’une des séries les mieux écrites et les plus intelligentes de ces dernières années.