still alice

still alice
réal. & scénario richard glatzer, wash westmoreland, int. julianne moore, alec baldwin, kristen stewart, kate bosworth, hunter parrish. 2014, 109′. 3,5 pouces

le synopsis
alice howland (moore) est une linguiste acclamée et renommée. un jour, en pleine conférence, elle a…

… une absence. ses oublis et pertes de repères sont vite de plus en plus fréquents. on lui diagnostique la maladie d’alzheimer. alice va lutter pour rester elle-même.

l’avis
on le sait, ce genre d’histoire repose autant sur la performance d’acteur que sur la qualité de l’écriture. il s’agit en l’occurrence de l’adaptation d’un roman de lisa genova. dans ce genre de films, toute la difficulté est de montrer sans montrer, de faire comprendre en restant pudique, de véhiculer l’émotion sans verser dans un sentimentalisme raccoleur. car on doit faire preuve d’élégance, d’une sorte de retenue discrète, quand on parle de la mémoire qui s’efface. richard glatzer et wash westmoreland y parviennent en mettant beaucoup de tendresse dans ce personnage qui se perd. julianne moore est pour beaucoup, bien sûr, dans la crédibilité de cette dégénérescence annoncée, de cet oubli définitif de tout ce qu’elle a vécu, de tout ce qu’elle a aimé, de tout ce qu’elle a été… jusqu’au geste le plus inné.

le titre du roman est très beau, puisqu’il est à double-sens: still alice, signifiant à la fois que, même diminuée, alice est « toujours alice », mais que la maladie finira par rendre « alice immobile », dans tous les sens du terme. l’adaptation française a avancé « l’envol du papillon » pour évoquer le fait que la mémoire est aussi éphémère et fragile que l’aile d’un papillon. joli.

une belle émotion, triste à pleurer, que ce film-là, qui parlera à n’importe qui, et pas seulement à celles et ceux qui l’ont vécue de près…