no good deed

no good deed
réal. sam miller, scénario aimee lagos, int. idris elba, taraji p. henson, leslie bibb, kate del castillo, henry simmons. 2015, 84′. 2,5 pouces

le synopsis
ex-agent des stup désormais mère au foyer, terry (henson) a la mauvaise idée d’ouvrir sa porte à colin (elba), un inconnu qui vient d’avoir un…

… accident et qui ne cherche qu’à appeler les secours. mais l’homme, un repris de justice évadé, se montre menaçant et terrorise vite la femme et ses deux enfants, restés seuls…

l’avis
plus habitué des rôles de gentils brisés (luther), de leader au grand coeur (pacific rim), voire d’adjuvant de super-héros (thor), elba livre ici une performance à laquelle il ne nous avait pas habitué: un bon vieux grand méchant. calme mais très instable, jaloux, violent, condamné pour meurtre, évadé. le gendre idéal. et il est d’autant plus impressionnant dans ce genre de rôle qu’il est… impressionnant par sa stature (1m90) mais aussi par son calme sous lequel, se dit-on, couve un volcan d’une violence inouïe. son personnage, parti pourtant gagnant, va avoir maille à partir avec une femme (taraji penda henson, person of interest ou the karate kid, le remake, dont les prénoms, je viens de l’apprendre, signifient respectivement « amour » et « paix » en swahili) qui, pourtant terrorisée, ne s’en laissera finalement pas compter. méfiez-vous d’une femme qui, menacée et apeurée au départ, se révèle être une lionne protégeant ses petits. à part ça, et pour une fois, le distributeur du film s’est fendu d’une (bonne) adaptation du titre original (littéralement pas de b. a., mauvaises intentions au canada) qui eût été par trop obscur pour les francophones que nous sommes: le diable à ma porte.

la gent masculine ne manquera pas de remarquer, dans des rôles pas si secondaires que ça, leslie bibb et ses jambes (voir ici), abonnée semble-t-il aux films de série Z, mais aussi kate del castillo et sa plastique explosive, star mexicaine totalement inconnue par chez nous, dans le rôle de l’ex de colin.

outre cette courte digression hautement philosophique, si le scénario, très linéaire et sans surprise, ne casse pas trois pattes à un canard, il est toutefois relativement efficace et surtout sauvé par ses deux principaux protagonistes qui apportent un charisme fou à des situations convenues et à un dénouement écrit d’avance.

dieu merci, la filmo d’elba est riche et on va bientôt le voir dans la suite des avengers (l’ère d’ultron, sortie prévue le 22 avril), the gunman (sortie prévue le 24 juin), avec sean penn et javier bardem, entre autres.