joker

joker
réal. simon west, scénario william goldman, int. jason statham, michael angarano, milo ventimiglia, dominik garcía-lorido, stanley tucci. 2014, 93′. 2,5 pouces

le synopsis
ex-marine accro au jeu, nick wild (statham) s’est reconverti dans la protection de clients fortunés. quand son ex-petite amie…

… est laissée pour morte, il accepte à contre-coeur de la venger et va, ce faisant, retrouver un milieu qu’il connaît bien et qu’il avait fui des années auparavant.

l’avis
j’aime bien statham car son jeu est carré et ses films sont sans chichi. pas de blabla, que des résultats, comme on dirait dans le marketing. mais justement, sa filmographie, par ailleurs plutôt étoffée (le transporteur, hypertension, braquage à l’anglaise, parker, crazy joe, safe, homefront, expendables, la course à la mort, et maintenant fast and furious, et j’en passe), commence à ressembler à un long fleuve tranquille sur lequel il navigue sans prendre de risques en faisant ce qu’il sait faire (c’est déjà pas mal, me direz-vous). certes, une affiche avec statham est désormais certaine d’être rentable et le spectateur va voir ses aventures, non pour son jeu d’acteur mais bien pour ses bagarres, chorégraphiées au millimètre, par ailleurs tout à fait crédibles et parfaitement jubilatoires. ici, on est un poil déçu car elles se comptent sur les doigts d’une main. comme si le scénariste avait voulu faire la part belle à la psychologie du personnage. mdr.

si le bougre est loin d’être mauvais, son personnage n’a de différent, d’un film à l’autre, que le nom et ses films renferment bien peu de surprises. statham est un acteur qui ne se met pas – ou que l’on ne met pas – en danger. d’autres stars du film d’action se sont essayées avant lui, avec plus ou moins de succès, à des genres différents. c’est peut-être d’ailleurs cela qui le rebute. se planter en jouant les amoureux transis ou les profs d’universités avec des cheveux? très peu pour lui, semble-t-il. il préfère être cantonné, comme disent certains chinois, à des rôles certes sans surprises mais dont il maîtrise l’image. dommage, même si on ne l’aime finalement jamais davantage que quand il s’énerve.