chuck jones au momi

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le museum of the moving image de new york propose jusqu’au 19 janvier une exposition passionnante pour tous les fondus d’animation: what’s up, doc? the animation art of chuck jones. l’on y apprend…

… les trucs, astuces et recettes, mais aussi la philosophie et l’immense talent de monsieur charles martin jones (hélas disparu en 2002) à créer des personnages et des films d’animation qui ont marqué durablement et profondément l’art de l’animation au 20e siècle.

bugs bunny, daffy duck, elmer fud, marvin le martien, porky pig, le désopilant et inénarrable vil coyote, et bien d’autres personnages lui doivent d’être passés à la prospérité, que dis-je, à l’immortalité grâce à un trait inimitable capable de déclencher le rire, un sens du mouvement qui s’inspirait parfois de grands classiques de la peinture (le tableau de degas de la danseuse s’appuyant sur une jambe donnera à jones l’idée de la démarche de bugs bunny), un sens incroyable du rythme (« 18 images pour laisser le coyote tomber et disparaître, puis 14 images avant l’impact. pas 13, pas 15, 14. parce que la différence et le rire et le non-rire se joue parfois à une image. », tex avery était également de cette école), un layout précis qui racontait l’univers avant de raconter l’histoire (jones était passionné d’art et ses décors s’inspiraient souvent de l’art contemporain), un storytelling à la fois simple et rigoureux, et surtout une créativité de tous les instants.

l’expo est parsemée d’extraits de films et d’interviews, de croquis et de storyboards, de scénarios et de celluloïdes. à ne pas louper, la projection, dans la salle de cinéma du musée, de 52 minutes de quelques-uns des dessins animés emblématiques du maître. un pur bonheur pour qui n’a pas perdu son âme d’enfant. je me suis surpris à rire aux larmes face aux mésaventures de vil coyote. je ne m’en lasserai décidément jamais.

à voir absolument pour celles et ceux qui sont dans les parages (surtout une :O)).

à découvrir également dans le musée, outre les courts de bill plympton et l’expo permanente « behind the screen » sur les métiers (et matériels) du grand et du petit écran, une courte (mais intéressante) expo sur les studios astoria jouxtant le musée, qui furent, entre 1920 et 1932, ls studios de la côte est de la paramount, et qui tirent leur nom de l’avenue éponyme du queens toute proche.

momi, 36-01 35 avenue, astoria, new york, 11106. entrée $12. et pour en savoir plus, rendez-vous ici.