magic in the moonlight

magic in the moonlight

réal. et scénario woody allen, int. colin firth, emma stone, marcia gay harden, simon mcburney, eileen atkins, harnish linklater, jackie weaver, catherine maccormack. 2014, 98′. 4 pouces

le synopsis
célèbre prestidigitateur, stanley crawford, alias wei ling soo (firth) est aussi passé maître dans l’art de démasquer…

… les faux médiums. alertés par un ami, il se rend sur la côte d’azur afin de confondre une certaine sophie baker (stone)…

l’avis
tel est pris qui croyait prendre, comment avoir raison tout en étant bousculé dans ses convictions profondes ou l’amour a toujours raison de la raison. voilà comment on pourrait synthétiser cette charmante petite histoire. allen en a fini avec son tour des capitales européennes (et avec new york) et revient avec un récit malin situé dans les années 1920, en grande partie sur la côte d’azur. et le réalisateur de se faire plaisir avec cette atmosphère surannée parfumée au vieux jazz et élégamment habillée de tons chauds. et de signer en prime des dialogues savoureux, notamment celui, à la fin du film, entre stanley et sa tante vanessa (atkins), merveille de subtilité.

un film maîtrisé jusqu’au bout, avec l’air de ne pas y toucher et surtout avec cette intelligence sans forcer qui caractérise ce magnifique et intarissable conteur d’histoires. firth est parfait en aristocrate british masquant sa sensibilité derrière un esprit cartésien et des sarcasmes. stone est parfaite en « roturière » américaine nature pas amoureuse du type parfait qui lui offre pourtant le monde entier sur un plateau (linklater hilarant avec ses sérénades au yukulélé, pour chaque occsaion, naïves et légèrement fausses). du grand art, du woody comme on l’aime. je me suis surpris à rire tout le long (j’étais d’ailleurs le seul sur sept spectateurs, est-ce un (mauvais) signe?). en tout cas, moi je dis: à voir séance tenante.