balade entre les tombes

balade entre les tombes
réal. & scénario scott frank, d’après le roman de lawrence block, int. liam neeson, dan stevens, boyd holbrook, david harbour, brian bradley, maurice compte. 2014, 114′. 2 pouces

le synopsis
un ancien flic reconverti en privé (neeson) est approché par un trafiquant pour retrouver sa femme…

… enlevée et assassinée malgré le paiement d’une rançon. il va avoir affaire avec deux meurtriers psychopathes.

l’avis
ben voilà, tout le film est résumé ci-dessus. ne manque que la fin. et vous savez quoi? eh ben les deux meurtriers psychopathes sont tués. donc, quatre mots pour résumer ce film: gros foutage de gueule. à deux secondes d’être scandaleux. scandaleux qu’on écrive encore des « histoires » aussi inintéressantes, linéaires et sans surprise. dans le genre foutage de gueule, même besson fait mieux avec sa trilogie des taken et le même neeson (le 3 sort en janvier), c’est dire. ledit neeson qui ne sort pas ici de son personnage de bryan mills, mais en moins doué.

certains spectateurs, plus avisés que moi, grand naïf devant l’éternel qui croit toujours en l’homme et en sa capacité, pas toujours honnête, à me surprendre, ont quitté la salle à mi-projection. bien leur en prit, ils eussent été déçus comme je le fus, la lumière revenue (poil au…).

les histoires de psychopathes, passe encore, même si on commence à sérieusement s’en lasser (ça et les trucs de fbi), mais qu’il y ait au moins une créativité et une intelligence exceptionnelles façon se7en ou une histoire à rebondissements digne du prix que l’on paie façon pawn (là, c’était l’excès inverse, à force de se vouloir intelligent, le scénario finissait par être incompréhensible). dans balade…, même pas un petit twist à la fin, une connection entre personnages, je ne sais pas moi, une vieille querelle, une vengeance, quelque chose qui aurait mis du sel et deux neurones (au moins) dans ce scénar comme j’en ai rarement vu d’aussi nanar et sans intérêt aucun. john wick n’est pas tellement plus intéressant mais il a au moins le mérite de ses séquences d’action et de castagne. ici, on a un personnage qui n’est même pas un cogneur, qu’on essaie de nous rendre sympathique en ancien alcoolique repenti (mais la sauce ne prend pas), qui se la joue « je suis un gars d’expérience mon ptit bonhomme » mais qui se fait tabasser à la première occasion. j’ai envie de dire lol. d’ailleurs je l’ai dit. avec en plus une pointe d’amertume. à l’origine, le personnage de matt scudder était flanquée d’une coéquipière interprétée par ruth wilson (vue notamment dans l’excellente série luther, avec l’excellent idris elba). l’actrice a joué toutes ses scènes qui ont finalement été coupées au montage (20 minutes au total), le réal estimant plus intéressant que scudder soit un « héros solitaire ». il aurait mieux fait de la garder. de même, le titre fait penser à ces films noirs américains des années ’50 et promettait un univers sombre à la limite de la glauquitude. il n’en est rien.

je ne sais pas pour le roman (lawrence block en a écrit 18 sur les aventures de son personnage matt scudder), mais le film est à éviter de toute urgence…