turbo

turbo
réal. david soren, scénario david soren, darren lemke, robert d. siegel, int. ryan reynolds, paul giamatti, samuel l. jackson, maya rudolph, snoop dog, michelle rodriguez, richard jenkins. 2013, 96′. 3 pouces

le synopsis
s’ennuyant dans sa vie extrêmement lente d’escargot, théo (reynolds) a toujours rêvé de vitesse, hors des règles établies par les siens. or…

… un accident – et une rencontre – vont lui permettre de réaliser son rêve, contre l’avis de tous…

l’avis
aimable fable sur le thème mille fois rabâché du « crois en toi et tu déplaceras les montagnes » ou « bats-toi si tu veux arriver à quelque chose dans la vie » qu’affectionnent les scénaristes américains. alors que personne ne croit en lui, sauf un humain un peu obèse (qui se ressemble s’assemble), théo devient turbo à la faveur d’un accident qui lui donne des super-pouvoirs. désormais doté d’une rapidité qui n’est pas spécialement, enfin aux dernières nouvelles, le propre des escargots, turbo s’inscrit, grâce à son pote humain, aux 500 miles d’indianapolis. ben voyons. en même temps, rien dans le règlement ne stipule que les escargots n’ont pas le droit de participer. je vous la fais courte. à la fin, turbo remporte la course et apporte gloire et fortune à son gros copain. tout est donc bien qui finit bien pour celui que la nature n’avait pas gâté.

discours pas très original, mais qui rassurera très certainement les enfants (mais pas seulement) obèses ou lents. ou les deux. mais positivons et retenons de ce message à tendance moraliste et à valeur éducative qu’il ne faut douter de rien, même si l’on veut te faire croire que tu es ridicule ou incapable ou trop ceci ou pas assez cela (mais si la vie t’apprendra, petit, que c’est un peu plus compliqué que ça, par exemple que persister à ne douter de rien, dans certains cas, mène justement au ridicule).

malgré des personnages un peu trop superficiels pour que l’on s’y attache vraiment, contrairement à ceux de ratatouille par exemple, le film se laisse regarder, et les effets et textures sont loin d’être désagréables.

toutefois, dreamworks a fait mieux. dans la délivrance de ce même message, shrek était plus intelligent, kung fu panda plus original, madagascar plus drôle et the croods plus…

mais dites donc, c’est toujours le même message, en fin de compte?!?