equalizer

the equalizer
réal. antoine fuqua, scénario richard wenk, int. denzel washington, chloë  grace moretz, marton csokas, melissa leo, bill pullman. 2014, 132′. 3,5 pouces

le synopsis
robert mccall (washington) est un type sans histoire. un jour, teri (moretz), jeune prostituée russe qu’il croise régulièrement au resto en face de chez lui, …

… se fait tabasser par son proxénète. mccal n’a d’autre choix que celui de réagir. et son passé sombre de resurgir.

l’avis
on aurait pu traduire le titre par « redresseurdetor ». car c’est exactement ce qu’est ce personnage calme et affable, qui masque en fait un ex de la cia qu’on appelait pour régler des situations difficiles ou inextricables. et vas-y que je te démantèle tout un réseau de trafiquants russe à moi tout seul, éliminant un à un tous les méchants, russes, américains, balèzes, armés, ripoux, salopards, avec un calme olympien et un rythme cardiaque parfaitement stable.

vous l’aurez compris, tout ça n’est pas très crédible. cela dit, on se prend tout de même à apprécier ce personnage honnête au grand coeur et on lui pardonnerait presque d’être un tueur impitoyable. il ne fait pas ce qu’il fait par vengeance, il le fait parce qu’il déteste l’injustice (sic) et surtout parce qu’il sait le faire. on se prend même à s’identifier (un peu) à lui, tant les méchants sont méchants, et qu’on ne serait pas capables, nous, de régler leur compte à 5 tueurs pourtant entraînés en 28 secondes chrono.

c’est vrai, la critique est facile. mais les scénarios linéaires et/ou décérébrés sont trop nombreux pour qu’on se réjouisse quand un de plus sort sur les écrans. cela dit, et pour être honnête, je suis client d’un cinéma de pur divertissement qui ne se la raconte pas, et j’aime bien denzel washington, même s’il a tendance à ne jamais faire autre chose que du denzel washington. qu’il soit pilote de ligne alcoolique repenti, flic ripou pas repenti ou profileur tétraplégique, boxer injustement emprisonné ou génial trompettiste, on a toujours l’impression que c’est le même rôle qu’il joue. ça n’ôte rien à son talent et, quelque part, c’est même rassurant car on est sûr de ne pas être déçu.
– on va voir un film avec denzel!
– le même que la dernière fois?
– non, mais c’est le même denzel!
– ah bon, ça va, alors!

c’était pareil avec gérard depardieu, oui il y a très longtemps, bien avant qu’il devienne belgo-russe, et avec morgan freeman. qu’il soit flic bientôt retraité ou vieux boxeur retraité, professeur dépassé par l’intelligence croissante d’une jeune femme, bat-scientifique, chef d’une organisation secrète d’assassins ou dieu, on n’arrive jamais à voir autre chose que freeman! mais je m’égare…

on appréciera particulièrement une scène, vers la fin. décor: un restaurant. deux hommes sont attablés: teddy, le nettoyeur russe qui va bientôt s’apercevoir qu’il est impuissant face à celui qu’il est venu éliminer, et un gros balèze russe très menaçant, avec lunettes de soleil et catogan (le mec tendance, quoi, lol). ce dernier se lève soudain pour aller aux toilettes en disant à teddy (csokas) que, pas de problème, il va trouver mccall. cinq secondes plus tard, mccall s’asseoit à sa place en disant au même teddy: « il ne reviendra pas », en posant sur la table les lunettes du gars, cassées et ensanglantées. le scénario a beau être linéaire et peu riche en rebondissements, moi j’adore ce genre de scènes.

equalizer est l’adaptation sur grand écran d’une série des années 80, qui était beaucoup moins violente car la télé était plus timide il y a 30 ans. melissa leo avait alors joué dans le premier épisode de la 3e saison. marton csokas, dont le nom masque mal ses origines hongroises, mais qui en fait en natif de nouvelle-zélande, est décidément de toutes les productions hollywoodiennes du moment: on l’a vu en scientifique fou (et maquillé) dans the amazing spider-man 2 (marc webb, 2014) en mari trompé d’eva green dans sin city 2 (frank miller, robert rodriguez, 2014) et en père de russell crowe dans noé (darren aronofsky, 2014).

la suite du film est en phase d’écriture (ça ne devrait pas prendre trop de temps… naaaaan, j’rigooooole!!!). les producteurs ont annoncé une franchise à la jason bourne avec washington pour héros. on attend de voir mais on se réjouit quand même un peu…

equalizer est à voir parce que ça détend de voir des salopards se faire latter la gueule par un mec hypra-cool au sourire supra-craquant.