hercule

hercule

réal. brett ratner, scénario evan stiliotopoulos et ryan condal, d’après le roman graphique de steve moore et admira wijaya « hercules: the thracian wars » (2008), int. dwayne johnson, rufus sewell, joseph fiennes, ian mcshane, john hurt, ingrid bolso berdal. 2014, 98′. 3 pouces

le synopsis
mi-homme mi dieu, hercule (johnson) est connu pour les 7 travaux qu’il a accomplis grâce à une force prodigieuse. il prend…

… la tête d’une troupe de mercenaires pour mettre fin à la guerre qui sévit dans le royaume de thrace…

l’avis
on est quand même très loin d’un gladiator et de son indiscutable souffle épique. ici, c’est plutôt l’archétype du film pop-corn et du fameux « je-débranche-tout-et-je-me-laisse-embarquer ».

donc, outre le physique impressionnant de cet ancien catcheur que fut dwayne « the rock » johnson, ce film ne laissera pas une t(h)race (haha) indélébile dans l’histoire du cinéma mondial. tout au plus le souvenir d’un aimable divertissement qui a (au moins) le mérite de ne pas adopter servilement une légende bien ancrée et de jeter le doute sur la véracité des exploits d’hercule: et s’il s’était fait aider pour accomplir ses travaux? lol. force herculéenne, d’accord, mais a little help from his friends lui eût ainsi donné un chtit coup de pouce pour bâtir sa légende et jeter les bases, dans les rangs ennemis, d’une terreur pas totalement usurpée (ses plaques de chocolat font déjà peur en soi) mais pas non plus méritée à 100%. certes, le bougre était fort (et johnson rend crédible cette affirmation), mais son origine divine (il était prétendument le fils de zeus et d’une mortelle) n’a jamais été prouvée. ainsi assiste-t-on, au début du film, auxdits exploits et, à la fin, aux « coulisses » des mêmes exploits, c’est-à-dire avec ses amis planqués pour lui donner un coup de main. la légende aurait donc été racontée (et amplifiée) par l’un des mercenaires de sa bande, une sorte de publicitaire antique, plus doué pour manier l’histoire que l’épée. marrant.

à part ça, il y a quand même un semblant de scénar puisque la chose est adaptée d’un roman graphique et qu’il y a un chtit twist à la fin. ajoutez à cela un zeste d’humour, quelques effets visuels et des combats un peu épiques avec figurants et vous obtiendrez un film qui n’a d’autre honnêteté que celle de divertir sans se prendre la tête. et c’est déjà pas mal.

pour les amateurs, cela va sans dire.