eyjafjallajökull

eyjafjallajökull
réal. alexandre coffre, scénario laurent zeitoun, yoann gromb, alexandre coffre, int. valérie bonneton, dany boon, denis ménochet, bérangère mcneese. 2013, 92′. 3 pouces

le synopsis
l’éruption du volcan sème le chaos dans l’aviation civile mondiale. pour alain (boon) et valérie (bonneton) qui doivent rejoindre l’italie pour assister au mariage de leur fille, c’est une catastrophe…

… car ils se vouent une haine viscérale depuis leur divorce il y a des années. et ils sont obligés de voyager ensemble…

l’avis
voilà deux êtres qui ne peuvent se fréquenter que dans le conflit et les assiettes qui volent. mais on se rend vite compte que la haine que se vouent les ex-époux est aussi passionnelle que l’était leur amour. et que, derrière cette façade, se cache un reste d’amour qui ne dit pas son nom. d’où une accumulation de gags de situation de plus en plus énorme dont le point de départ est l’eyjafjalljökull, volcan islandais dont l’éruption a bloqué plus de 6000 vols commerciaux et causé plus d’un milliard de dollars de pertes en 2010.

petite comédie légère bien écrite « où il se passe des choses marrantes et intéressantes », eyjafjalljökull (prononcez É – YA – FIAT – LA – YEU – KEUTL, sinon dites « le volcan », comme le suggère le sous-titre du film) bénéficie de la performance des deux comédiens principaux qui se connaissent depuis plus de 20 ans et dont la complicité crève l’écran.

ce qui est assez drôle tout au long du film, c’est que les deux protagonistes soit déclenchent des catastrophes par leurs engueulades, soit les traversent sans cesser de s’engueuler. on notera à ce propos le passage avec ézéchiel (ménochet), le serial killer illuminé qui les prend en stop et dont ils détruisent involontairement le mobile home.

le nom du réal ne m’est pas inconnu. j’ai l’impression qu’ils bossait dans la pub comme rédacteur ou graphiste dans les années 90, mais je n’en suis pas sûr. en même temps, le film est produit (entre autres) par quad, la société de production qui a financé intouchables, et dont le patron, nicolas duval, travaillait à l’époque avec un team créatif issu d’agences de pub qui voulait se mettre à la réalisation de spots de pub. et il me semble que l’un des deux créatifs était coffre. ce serait logique. quelqu’un pourrait-il méclairer?

en tout cas son deuxième long-métrage (après une pure affaire, 2011) vaut le détour car il vous fera passer un très bon moment.